En 1998, le Syndicat mixte pour l’élaboration et le suivi du schéma directeur de la région grenobloise (157 communes) a demandé au Pôle de lui apporter son expertise pour mieux prendre en compte les risques naturels dans le schéma directeur.


Trois groupes de travail ont été mis en place :

Risques d’éboulements rocheux

Une quarantaine de communes sont situées au pied de falaises rocheuses. A ce jour, le risque de chutes de blocs est géré à la fois par du zonage et des ouvrages de protection (filets, merlon de terre). Sur certains sites des éboulements en masse risquent de se produire, menaçant des zones urbanisées ou urbanisables ? Comment les identifier afin de prendre des mesures de zonage spécifiques (les méthodes utilisées pour les chutes de blocs ne sont pas valables).
Trois équipes ont été mobilisées pour travailler sur ce problème nouveau et difficile (CETE Lyon, ADRGT, Université Joseph Fourier – LIRIGM) et mettre au point une méthode adaptée.
En 2000 et 2001, les deux tiers des 140 km de falaises ont été photographiés (depuis hélicoptère) puis analysés. Après analyse du 3ème tiers en 2002, la synthèse et les propositions de zonage devraient être faites en 2003.

Risque sismique

Les vallées de l’Y grenoblois sont remplies d’alluvions épaisses ce qui induit une amplification importante des mouvements du sol en cas de séisme. Les normes (récentes) de construction parasismique ne sont alors plus valables. Les équipes de l’Université Joseph Fourier- Laboratoire de Géophysique (LGIT) et du Laboratoire Central des Ponts et Chaussées analysent ces phénomènes  » d’effet de site  » pour les prendre en compte dans l’estimation de la vulnérabilité des bâtiments, des ouvrages et des installations à risque spécial (chimie, nucléaire). En 2003, cela devrait déboucher sur la mise en place d’une réglementation adaptée dans le cadre d’un PPR sismique (à l’initiative du Préfet).

Risque torrentiel

De nombreux torrents s’écoulent dans des territoires qui sont de plus en plus urbanisés. Pour réaliser les ouvrages de protection adaptés, il faut estimer correctement les débits de crue à prendre en compte. Or ceux-ci sont mal connus et varient de 1 à 3 selon les bureaux d’études.
Le Cemagref et l’INPG – Laboratoire d’Hydrologie (LTHE) ont analysé l’ensemble des données disponibles sans parvenir à des résultats satisfaisants. Pour progresser il s’avère nécessaire de mettre en place un réseau de mesures (pluies et débits) sur un espace assez large dont le maître d’ouvrage est à trouver.

Financement de ces travaux (environ 1 000 000 F par an)

Il est assuré par le syndicat mixte avec le soutien du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (50 %) et du Conseil Général de l’Isère (25 %).

Publication

Les résultats de ces travaux ont été publiés en 2004 dans la série « Les dossiers du Schéma Directeur » (exemplaires papier à consulter au PARN) :

SchemaDirecteur_Risquesnaturels2004

Auger P., Tahmazian C., Gillet F., Cœur D., Pezet-Kühn M. (2004) – Pour une meilleure prise en compte des risques naturels dans les documents d’urbanisme et les projets d’aménagement de la région grenobloise. Bilan et perspectives de trois années d’analyses scientifiques et de débats techniques dans le cadre du Schéma directeur. [Plaquette d’information], Syndicat mixte pour l’élaboration et le suivi du Schéma directeur de la région grenobloise et Pôle Grenoblois pour l’étude et la prévention des risques naturels, [16 pp + couv.]. | PDF


Restitution des travaux

» Journée d’information et de débats « Risques Naturels Majeurs et aménagement du territoire » Jeudi 19 octobre 2006 [accès au Compte-Rendu et aux présentations]