Réf. ProClim 2005 - R

Référence bibliographique complète
Canicule de l'été 2003 : Rapport de synthèse. PROCLIM (Forum for Climate and Global Change). Bern : ProClim, 2005, 28 p.

Mots-clés
Canicule 2003, conséquences diverses, permafrost, glaciers, régime des rivières et des lacs, éboulements et chutes de pierre.

Organismes / Contact
Partenaires
ProClim-Forum for Climate and Global Change, Platform of the Swiss Academy of Sciences
Schwarztorstrasse 9, CH-3007 Berne
Tél : (+41 31) 328 23 23 ; Fax : (+41 31) 328 23 20 ;
proclim@scnat.ch
Rapport en ligne : http://www.proclim.ch/products/heatwave03/heatwave03_rapport.html
OcCC Organe Consultatif sur les Changements Climatiques
GEOForumCH (Forum Geosciences), Plateform of the Swiss Academy of Sciences
ACP (Atmospheric, Chemistry and Physics), a Commission of the Swiss Academy of Sciences

Principaux rapports scientifiques sur lesquels s'est appuyé le rapport
Basé sur les exposés et contributions du forum du 7 juillet 2005 sur la canicule de l’été 2003 ainsi que sur 46 rapports scientifiques.

(1) - Paramètre(s) atmosphérique(s) modifié(s)
(2) - Elément(s) du milieu impacté(s)
(3) - Type(s) d'aléa impacté(s)
(3) - Sous-type(s) d'aléa
Températures, précipitations Cours d'eau, glaciers Mouvements de terrain Eboulements et chutes de pierres

Pays / Zone
Massif / Secteur
Site(s) d'étude
Exposition
Altitude
Période(s) d'observation
Suisse Alpes       Eté 2003

(1) - Modifications des paramètres atmosphériques
Reconstitutions
 
Observations
L'été 2003 fut le plus chaud en Europe sur les 500 dernières années et le plus chaud dand les Hautes-Alpes (suisses) sur les 1000 dernières années. En Suisse, les températures de l'été 2003 se sont situés 4 à 5.5°C au dessus des températures moyennes estivales (1864-2003).

L'été 2003 a été également le plus sec sur les 500 dernières années. L'évaporation a été beaucoup plus marqué pendant cette période de canicule et a renforcé le réchauffement de l'air.

Les perturbations atlantiques ont été déviées plus au Nord par l'anticyclone bloquant au dessus de l'Europe du Nord et n'ont atteint que sporadiquement les Alpes.
Modélisations
 
Hypothèses
 

Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)
 

(2) - Effets du changement climatique sur le milieu naturel
Reconstitutions
 
Observations
En 2003, les rivières qui sont alimentées par des glaciers ont enregistré des moyennes annuelles supérieures à la norme qui s'explique par l'accélération de la fonte des glaciers durant la période caniculaire. Dans les régions sans glaciers, les débits des rivières ont été, à l'inverse, nettement inférieurs a la norme.

Les lacs ont été influencé de la même façon que les cours d'eau par les conditions météorologiques mais leur masse a eu un effet modérateur. Les lacs de faibles capacité dont les affluents ne sont pas alimentés par des glaciers ont été les plus touchés.

La limite au-dessous de laquelle la fonte des glaces domine est montée à des altitudes jamais observées jusqu'alors, plus de 3500 m. Il s'ensuivit un grossissement du débit des ruisseaux glaciaires, et les bassins d'accumulation en aval des sites englacés se sont rapidement remplis.

La perte totale de volume des glaciers des Alpes a été estimée en 2003 à atteindre 5 à 10 % du volume des glaciers en 2002. La diminution d'épaisseur des glaciers a été si forte que la longueur de ces derniers ne peut plus s'adapter à un apport horzontal de glace. L'affaissement et l'effondrement des langues de glaciers, au lieu d'un lent recul, est un processus toujours plus fréquent.
Modélisations
 
Hypothèses
 

Sensibilité du milieu à des paramètres climatiques
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)
   

(3) - Effets du changement climatique sur l'aléa
Reconstitutions
 
Observations
Pendant l'été caniculaire 2003, en particulier de juin à août, de nombreux éboulements ont été observés dans tous l'espace alpin, surtout à haute altitude et sur les pentes expsées au Nord. Ni des précipitations violentes, ni d'autres phénomènes influençant passagèrement la stabilité des pentes n'ont été noté comme cause de l'augmentation de la fréquence des éboulements et des chutes de pierre. La dégragation du permafrost reste une explication plausible dans cette augmentation. La fréquence exceptionelle des éboulements pendant l'été 2003 ont montré que la déstabilisation est une réaction immédiate à la chaleur extrême. Les flancs nords situés dans les zones de basses températures sont prédestinés aux instabilités du fait qu'ils contiennent beaucoup d'eau et de glace. L'eau de fonte se trouvant dans les fissures peut y exercer une pression qui déforme la roche.
Modélisations
 
Hypothèses
Les modifications thermiques se produisant dans les permafrosts à des profondeurs plus importantes auront pour effet d'augmenter les dangers de gros éboulements. Différentes infrastructures (chemins de fer, remontes pentes, ouvrages anti-avalanches) ancrés dans les sols durcis par le permafrost sont exposés à un risque accru à cause des phénomènes d'affaissements et des sols rampants.

Paramètre de l'aléa
Sensibilité du paramètres de l'aléa à des paramètres climatiques
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)
 
 

(4) - Remarques générales
 

(5) - Préconisations et recomandations
Destinataires et portée du rapport Communauté scentifique, décideurs politiques et citoyens.
Types de recommandations et / ou préconisations
Assurer une surveillance et une sécurisation des zones de permafrost avec une évluation précise du potentiel de danger relatif des laves torrentielles, des éboulements et des chutes de pierre dans les régions où les dommages peuvent se produire. A l'arrivé des vagues de chaleur, des mesures de protection devront être prises (par exemple fermeture de chemins pédestres).