Réf. OcCC 2003 - R

Référence bibliographique complète
Evénements extrêmes et changements climatiques. OcCC (Organe Consultatif sur les Changements Climatiques). Bern : OcCC, 2003, 94 p. 

Mots-clés
Changements climatiques, Suisse, risques naturels, évolutions constatées et envisageables.

Organismes / Contact
Partenaires
OcCC (Organe Consultatif sur les Changements Climatiques), Bärenplatz 2, 3011 Berne
tél.: (+41 31) 328 23 23 ; fax: (+41 31) 328 23 20 ; occc@sanw.unibe.ch
Rapport en ligne : http://www.proclim.ch/OcCC/Reports/Extremereignisse03/Extrem03_Rapport.html
 

Principaux rapports scientifiques sur lesquels s'est appuyé le rapport
Nombreux rapports scientifiques et travaux menés par les auteurs.

(1) - Paramètre(s) atmosphérique(s) modifié(s)
(2) - Elément(s) du milieu impacté(s)
(3) - Type(s) d'aléa impacté(s)
(3) - Sous-type(s) d'aléa
Températures, précipitations   Crues, mouvements de masse, avalanches, tempêtes, incendies de forêts  

Pays / Zone
Massif / Secteur
Site(s) d'étude
Exposition
Altitude
Période(s) d'observation
Suisse Alpes       ~1500 - 2003

(1) - Modifications des paramètres atmosphériques
Reconstitutions
 
Observations
La pluviométrie et les fortes précipitations sont en forte hausse sur le territoire suisse depuis le début du XXe siècle.

Les mois chauds et secs étaient nettement plus fréquents avant 1730 que par la suite. Au 20e siècle, les mois chauds et secs ont été relativement rares pendant les périodes de végétation (excepté pour la décennie 1946-1955). De 1576 à 1635, les mois d'été froids et humides furent très nombreux et les glaciers se sont avancés fortement. Depuis lors, ces événements sont devenus beaucoup plus rares.

Des extrêmes froids-secs ne sont jamais survenus de 1496 à 1566 et ont été rares durant les 110 années qui suivent. Ils s'acumulent de 1676 à 1895, de un à huit mois secs sont attestés chaque décennie. De 1895 à 1963, les mois froids et secs sont devenus plus rares et ont totalement disparu jusqu'à mars 2003.
Modélisations
 
Hypothèses
L'ensemble du cycle hydrologique est concerné par les changements climatiques, des changements prononcés de régime des précipitations sont attendus. Il pleuvra davantage et neigera moins aux basses et moyennes altitudes.

Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)
Quelque 40'000 observations tirées de 350 sources ont été rassemblées ayant trait à la période de 1500 à 1864. A partir de 1550, il existe des descriptions du temps et/ou des observations se référant à des indicateurs pour 99% des mois. Les informations sur les températures et les précipitations sont reportées mois par mois sur une échelle d’intensité à sept niveaux. Les séries d’indices ainsi obtenues sont comparées avec celles de régions voisines. Elaborées avec soin, elles correspondent presque aussi bien entre elles que des séries de mesures instrumentées.

(2) - Effets du changement climatique sur le milieu naturel
Reconstitutions
 
Observations
 
Modélisations
 
Hypothèses
 

Sensibilité du milieu à des paramètres climatiques
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)
   

(3) - Effets du changement climatique sur l'aléa
Reconstitutions
 
Observations
Les hivers à avalanches dévastatrices se répartissent de façon homogène, il n'y a pas d'augmentation de la fréquence de ces hivers au 20e siècle.

Entre 1500 et 1960, la plupart des tempêtes se sont produites en décembre, les plus extrêmes se produisent cependant en janvier et février. Au 20e siècle, trois tempêtes séculaires ont été enregistrés en 33 ans : février 1967, février 1990 et décembre 1999. Ces événements sont cependant trop rares pour qu'un tendance statistique à long terme puisse être dégagée.

Il n'y a pas eu de crues extrême sur le versant Nord des Alpes de 1882 à 1992.

Dans les Alpes centrales et sur le versant Sud des Alpes, deux périodes de crues peu fréquentes se dégagent (1641-1706 ; 1925-1975), et deux périodes de recrudesence des crues (1550-1580 ; 1827-1875). La fréquences des inondations extrêmes a augmenté sur les quinze dernières années, comparée à la moyenne du 20e siècle (août 1987, septembre 1993 et octobre 2000).
Modélisations
La fréquence des mouvements de masse est influencé par des changements de températures, du cycle de l'eau des glaciers et du permafrost.
Hypothèses
La probabilité et la distribution des événements extrêmes se modifieront graduellement avec les changements climatiques. Il n'est pas possible d'évaluer ces changements de manière quantitative.

Les changements climatiques vont avoir un impact sur les aléas suivants (données qualitatives sur l'évolution disponibles) : crues et glissements de terrain (accélération des débits hivernaux, augmentation de l'intensité des fortes précipitations), vagues de chaleur (augmentation des températures extrêmes maximales), permafrost (recul du permafrost et instabilité des pentes), gel (diminution du nombre de jours de gel).

Pas de précisions disponibles pour l'évolution des aléas suivants : incendies de forêts, tempêtes hivernales, grêle et avalanches.

Il pleuvra davantage et neigera moins aux basses et moyennes altitudes. Les modifications des régime de précipitation auront un impact plus important sur les crues que la fonte de la couverture neigeuse. Les périodes dépourvues de crues en raison de basses températures seront plus courtes. Les changements dans le bassin versant qui influeront sur le processus de formation de crues seront beaucoup plus lents que les changements dans le régime des précipitations.

Paramètre de l'aléa
Sensibilité du paramètres de l'aléa à des paramètres climatiques
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)
 
 

(4) - Remarques générales
 

(5) - Préconisations et recomandations
Destinataires et portée du rapport Décideurs politiques
Types de recommandations et / ou préconisations
De l’avis de l’OcCC, les politiques, l’Administration, l’économie et les scientifiques doivent intervenir au niveau des mesures de protection contre les événements extrêmes, à celui des mesures contre les changements climatiques dus aux activités humaines et à celui de la communication.

La nécessité d’agir pour se protéger des événements extrêmes est donnée aussi sans changements climatiques, en raison de la concentration croissante de biens toujours plus vulnérables et d’un besoin de sécurité allant en augmentant. Dans la prise de conscience des changements climatiques, les menaces, les objectifs de protection et les risques résiduels admis devraient être adaptés périodiquement aux conditions changeantes. Il faudrait aussi envisager des solutions aussi flexibles que possible. A moyen terme, des méthodes d’évaluation et de planification devront être développées, qui soient en mesure de quantifier le danger résultant d’un climat changeant.

Le niveau actuel de compréhension des processus et les modélisations font attendre une augmentation de l’intensité des fortes précipitations et une accélération des débits des cours d’eau pendant le semestre d’hiver. Elles devraient être prises en considération dans l’évaluation des risques, la planification des mesures de protection (reforestations, ouvrages de protection, surfaces de rétention) et l’aménagement du territoire. Il faut tenir compte aussi des changements qui pourraient survenir jusqu’à l’horizon temporel de la mesure planifiée. Il en va de même pour évaluer des zones menacées par les glissements de terrain.