Réf. Lambiel & Delaloye 2005 - R

Référence bibliographique complète
LAMBIEL C., DELALOYE R. Le pergélisol dans la région Mont Gelé – Mont Fort : Rapport de recherche 2004-2005. Groupe de Recherche en Géomorphologie - Institut de Géographie, Université de Fribourg ; Institut de Géographie, Université de Lausanne. Lausanne : UNIL, 2005, 12 p.

Mots-clés
Températures, permafrosts, pentes d'éboulis, glaciers rocheux.

Organismes / Contact
Partenaires
Institut de Géographie, Université de Lausanne, BFSH 2, Dorigny, CH-1015 Lausanne
Tél. : 021 692 30 77 ; christophe.lambiel@unil.ch
Institut de Géographie, Université de Fribourg, Pérolles, CH-1700 Fribourg
Tél. : 026 300 90 21 ; reynald.delaloye@unifr.ch
 

Principaux rapports scientifiques sur lesquels s'est appuyé le rapport
 

(1) - Paramètre(s) atmosphérique(s) modifié(s)
(2) - Elément(s) du milieu impacté(s)
(3) - Type(s) d'aléa impacté(s)
(3) - Sous-type(s) d'aléa
  Permafrost, glacier rocheux    

Pays / Zone
Massif / Secteur
Site(s) d'étude
Exposition
Altitude
Période(s) d'observation
Suisse Alpes Région du Mont Gelé-Mont Fort   2400-2800 m 2000-2005

(1) - Modifications des paramètres atmosphériques
Reconstitutions
 
Observations
 
Modélisations
 
Hypothèses
 

Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)
 

(2) - Impacts du changement climatique sur le milieu naturel
Reconstitutions
 
Observations
Les vitesses de mouvement du glacier rocheux B du vallon des Yettes ont doublées en moins de 3 ans (50 à 125 cm/an en 2000-2001 à comparer avec 100 à 250 cm/an en 2003-2004). Sur le glacier rocheux C du vallon des Yettes, les mouvements de surface ont augmentés de 76% entre 2000-2001 et 2003-2004. Une trentaine de glaciers rocheux dans les Alpes ont montré des signes identiques d'accélération des mouvements. Cette accélération des mouvements de glaciers rocheux est mise en rapport avec le réchauffement climatique, sans toutefois être démontrée.

Aux Lapires, on observe ce qui pourrait être une des conséquences de la canicule de l'été 2003: à 4 mètres de profondeur, la température est désormais clairement supérieure à 0°C, ce qui n'était pas le cas auparavant. Cela signifie que le niveau actif du pergélisol s'est épaissi. Désormais, il faut descendre à plus de 4 mètres pour atteindre le toit du pergélisol. L'analyse des résultats obtenus pour les forages au col des Gentianes montrent une lente réaction du permafrost aux évolutions climatiques et la très grande complexité de cette réaction.
Modélisations
Hypothèses
 

Sensibilité du milieu à des paramètres climatiques
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)
 
Forages (Les Lapires et Col des Gentianes) permettant de mesurer les températures en permanence à différentes profondeurs dans le permafrost. Ces forages ne donnent cepedant que des informations ponctuelles.
Mesure de la température du sol à travers la couche de neige, grace à une sonde. La température mesurée en Mars (période d'équilibre thermique potentiel du sol) permet d'apprécier des anomalies thermiques positives ou négatives. Cette méthode est appelée BTS (Bottom Temperature of the Snow Cover).
Capteurs (mini-loggers UTL-1) qui enregistrent à intervalle régulier la température du sol durant l’année entière.
Sondage consistant à mesurer en un point les résistivités électriques à différentes profondeur dans le sol. La glace étant un matériau extrêmement résistant, la géoélectrique permet la détection de pergélisol dans les terrains sédimentaires.
Suivi des mouvements sur les glaciers rocheux du vallon des Yettes grâce à la méthode du GPS différentiel qui donne des précisions de mesures de l'ordre du cm.

(3) - Impacts du changement climatique sur l'aléa
Reconstitutions
 
Observations
 
Modélisations
 
Hypothèses
 

Paramètre de l'aléa
Sensibilité du paramètres de l'aléa à des paramètres climatiques
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)
 
 

(4) - Remarques générales
Présence de permafrost dans la moitié inférieure de la pente des éboulis alors que la partie supérieure de la pente ne présente pas de permafrost. La présence de permafrost n'est donc pas uniquement liée à l'altitude et à l'exposition au vent. Mise en évidence de systèmes de ventilation dans les éboulis, de l'air circule dans des "cheminées". De l'air chaud est explusé par le haut de la pente, ce qui implique une aspiration d'air dans le bas de la pente, même à travers un manteau de neige épais. Ce mécanisme induit un sur-refroidissement du bas de la pente et conduit à la formation de permafrost. Ce facteur peut donc être considéré comme important dans la distribution du permafrost dans les pentes d'éboulis. Ce phénomène est d'autant plus important que les températures sont basses ; ce phénomène a également été identifié dans des éboulis de basse altitude dans les Pré Alpes et le Jura (jusqu'à 1000 m d'altitude).

(5) - Préconisations et recomandations
Destinataires et portée du rapport  
Types de recommandations et / ou préconisations