Réf. Le Bidan 2011 - P

Référence bibliographique complète

LE BIDAN, V. 2011. Adaptation de la gestion des risques naturels en Isère. Actes du séminaire international d’experts « Adaptation de la gestion des risques naturels face au changement climatique » 26 janvier 2011, Domancy (Haute-Savoie). [Actes en ligne]

Abstract:

Mots-clés
 

Organismes / Contact

• Conseil général de l'Isère - Service des routes

Ce séminaire s'est déroulé dans le cadre du WP6 du projet ADAPTALP.


(1) - Paramètre(s) atmosphérique(s) modifié(s)
(2) - Elément(s) du milieu impacté(s)
(3) - Type(s) d'aléa impacté(s)
(3) - Sous-type(s) d'aléa
 

 

   

Pays / Zone
Massif / Secteur
Site(s) d'étude
Exposition
Altitude
Période(s) d'observation
           

(1) - Modifications des paramètres atmosphériques
Reconstitutions

 

Observations

 

Modélisations

 

Hypothèses

 


Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)

 


(2) - Effets du changement climatique sur le milieu naturel
Reconstitutions

 

Observations

 

Modélisations

 

Hypothèses

 


Sensibilité du milieu à des paramètres climatiques
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)

 

 


(3) - Effets du changement climatique sur l'aléa
Reconstitutions

 

Observations

Le service des routes du Conseil Général de l’Isère ne gère pas les risques naturels mais il est gestionnaire d’un réseau routier d’environ 5000 km de linéaire sur des reliefs présentant un caractère montagneux sur la moitié sud de son territoire, qui à ce titre constitue « un bon baromètre » de l’activité des aléas naturels sur le département : inondations (qui concernent peu les routes départementales), crues et laves torrentielles, mouvements de terrain et avalanches.

Le constat fait depuis quelques années est une augmentation de l’intensité des phénomènes météorologiques, comme l’illustrent les exemples suivants.

Lors de la sécheresse exceptionnelle de l’été 2003, des incendies de forêt se sont produits sur des versants des massifs de la Chartreuse (incendie du Néron) et du Vercors (au mont Barret). L’incendie du mont Barret à la sortie des gorges de la Bourne n’a pas eu d’impact immédiat sur la route départementale, mais on en mesure aujourd’hui les conséquences sur le couvert végétal et sur les phénomènes gravitaires, avec de nombreuses chutes de blocs rocheux dans le village et sur la route.

Les crues violentes et très localisées de la Valdaine en juin 2002 ont été un désastre pour le réseau routier, et des traces de cet événement subsistent dans le paysage encore aujourd’hui.

On observe des amplitudes thermiques importantes sur des laps de temps très restreint, ce qui paraît être un phénomène assez général (également constaté en Savoie). En conséquence, on a une augmentation apparente des phénomènes de type érosif, avec des épisodes de ruissellement qui entraîne une érosion importante des talus routiers.

Les événements de ce type autrefois considérés comme exceptionnels deviennent communs. Confronté de manière croissante aux problèmes de gestion des dommages sur son réseau, le service des routes du CG38 conclut à la nécessité de revoir le seuil du caractère exceptionnel de ces phénomènes.

La politique de gestion en cours d’élaboration au service des routes prévoit notamment de fonctionner en mode dégradé (de la même façon que lors du déneigement d’une route, on privilégie le rétablissement des accès les plus stratégiques avec un fonctionnement en mode dégradé pour les accès à enjeux moindres). Ce type de fonctionnement devra être associé à une communication spécifique auprès des usagers. Cela s’inscrit également dans un contexte politique où « on nous demande de faire mieux avec moins, donc on n’a pas le choix ».

À ce titre, pour le gestionnaire des routes, le changement climatique n’est qu’une incertitude parmi d’autres, qui s’ajoute aux incertitudes financières et aux incertitudes sur la façon dont le risque est perçu par la population et par les médias, et il estime que « ces incertitudes déjà existantes évoluent plus vite que l’aléa climatique en lui-même ».

Il faut adapter notre niveau d’exigence en termes d’investissements (« aujourd’hui on s’oppose à certains bureaux d’études et on accepte de ne pas traiter certains phénomènes sur certains itinéraires »), et travailler à l’optimisation des techniques de traitement et de suivi des phénomènes (sur le même principe que « faire mieux avec moins »).

Il faut mettre en place un suivi rapproché des événements (fréquence, intensité) : « la jurisprudence est très claire là-dessus, il faut disposer d’un observatoire le plus fiable et exhaustif possible des événements sur notre réseau ». Le travail est en cours sur cet aspect dans le but, à terme, de corréler ces événements avec les conditions météorologiques qui les ont provoqués, dans une optique d’amélioration de la prévision.

Jusqu’ici, les interventions du service étaient essentiellement curatives : « on attendait la survenue des événements pour intervenir ». Les orientations actuelles visent à développer des approches plus préventives, par exemple en fermant des itinéraires en cas de désordres importants annoncés, d’où la nécessité de disposer de données météorologiques pertinentes et actualisées (celles-ci existent dans une certaine mesure, mais « on n’y a pas forcément accès »).

V. Lebidan nuance le propos de J. Liévois sur l’importance des références temporelles différentes qui existent entre les différents acteurs. Il considère que malgré la difficulté pour les décideurs politiques confrontés à leurs échéances électorales de porter une vision et une stratégie à long terme en matière de gestion des risques naturels, « au moment de l’événement, le pas temporel est le même pour tout le monde ».

Dans le cas de la tempête Xynthia, « on disposait de cartes dépressionnaires, on avait prévu l’intensité du vent, on connaissait également les coefficients de marée et la hauteur des digues, et de plus, il y avait eu un événement précédent une dizaine d’année auparavant, mais il n’y a pas eu d’alerte ! Donc même si l’on dispose des données, si on n’a pas une coordination et un niveau de veille suffisants, on passe à côté… ».

Un autre exemple, plus local, est celui de la Combe des Torches sur la RD 1091, qui relie Grenoble à Briançon et est donc une route à fort enjeu. Ce couloir est connu pour produire des événements de type lave torrentielle (qui atteignent la route de manière récurrente) et des avalanches (ces phénomènes atteignent l’infrastructure routière de façon exceptionnelle, aucune avalanche n’étant descendue jusque là depuis 1946). Une lave torrentielle importante s’est produite en juillet 2010 suite à des précipitations d’intensité exceptionnelle, avec un surcreusement du talweg. Après cet événement, un épisode avalancheux a atteint la route en décembre 2010, faisant suite au premier épisode neigeux de la saison, qui a donné des précipitations importantes mais non exceptionnelles. Sur ce site, le risque avalancheux n’était pas pris en compte jusqu’ici et va devoir être reconsidérée à la hausse, avec la nécessité pour le CG38 d’engager un programme de sécurisation de la zone. Comme le montre cet exemple, on s’attend désormais à voir certains sites réagir de manière plus intense et plus rapides aux événements météorologiques.

Modélisations

 

Hypothèses

 


Paramètres de l'aléa
Sensibilité du paramètre de l'aléa à des paramètres climatiques et du milieu
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)

 

 

 


(4) - Remarques générales

 


(5) - Préconisations et recomandations

 

Références citées :