Réf. Gerbaux 2005 - T

Référence bibliographique complète
GERBAUX, Martin. Reconstruction du bilan de masse des glaciers alpins et impacts d'un changement climatique. Thèse de doctorat : Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement, UJF, 2005. 132 p.

Résumé : Dans ce travail, nous avons adapté et mis en oeuvre le modèle de neige CROCUS pour le calcul et la reconstruction du bilan de masse des glaciers alpins. Le bilan de masse est calculé au pas horaire à partir des données de température, vitesse du vent, humidité, précipitations, rayonnement infra-rouge, rayonnement solaire direct et diffus et nébulosité. Il est spatialisé sur l’ensemble de la surface du glacier avec un pas horizontal de 200 m. Les données météorologiques pour la validation du modèle proviennent du modèle SAFRAN. La glace de glacier a été introduite dans CROCUS (albédo, rugosité), et la chaîne SAFRAN/CROCUS a été validée à partir de mesures de terrain et de reconstructions photogrammétriques du bilan de masse de surface et d’images satellite de la ligne de neige. Le bilan de masse pour la période 1981-2004 est reconstruit pour les glaciers de St Sorlin et d’Argentière, en bon accord avec les données disponibles. Le modèle permet de tester la sensibilité du bilan de masse des glaciers aux paramètres météorologiques. Pour des amplitudes de variations des paramètres météorologiques compatibles avec un changement climatique réaliste (prévisions climatiques de type IPCC), la température se révèle le paramètre dominant. L’impact de la variabilité des paramètres et des combinaisons de paramètres entre eux n’est pas négligeable par rapport à l’impact d’un changement de la moyenne météorologique (tendance). Des simulations longues de bilan de masse ont été effectuées sur la période 1800-2165, en utilisant des résultats de simulations climatiques réalisées par plusieurs modèles de circulation générale dans le cadre de l’IPCC AR4. D’après le modèle, le glacier de St Sorlin devrait disparaître avant 2100.

Mots-clés
Glaciers de St Sorlin et d'Argentières, période d'accumulation et d'ablation, modélisation, disparition

Organismes / Contacts
Laboratoire de Glaciologie et de Geophysique de l'Environnement / Université Joseph Fourier

(1) - Paramètre(s) atmosphérique(s) modifié(s)
(2) - Elément(s) du milieu impacté(s)
(3) - Type(s) d'aléa impacté(s)
(3) - Sous-type(s) d'aléa
Températures et précipitations Glaciers    

Pays / Zone
Massif / Secteur
Site(s) d'étude
Exposition
Altitude
Période(s) d'observation
France
Alpes, massif du Mont Blanc
Glaciers de Saint-Sorlin et d'Argentières Exposition Nord pour St-Sorlin, expostion Nord-Est pour Argentières
2700-3400 m pour Saint Sorlin 1600-3600 m pour Argentières
Depuis 1976 pour Argentières, 1956 pour Saint Sorlin

(1) - Modifications des paramètres atmosphériques
Reconstitutions
 
Observations
 
Modélisations
 
Hypothèses
 

Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)

 


(2) - Impacts du changement climatique sur le milieu naturel
Reconstitutions
 
Observations
Les bilans de masse du glacier de Saint-Sorlin présentent une grande variabilité temporelle du avec des années où le glacier accumule sur toute sa surface (1983-1984, 1994-1995, 2000-2001) et d’autres où le glacier est au contraire en ablation sur toute la surface (1997-1998, 2002-2003).

La date de début d’accumulation ne semble pas se décaler dans l’automne, au fil des ans, comme on pourrait s’y attendre dans un contexte de réchauffement, mais la tendance semble même plutôt contraire (avancement moyen de 0.67 jour/an (+/- 0.17 avec un intervalle de confiance de 95%)) ! Pourtant, en moyenne mensuelle, les températures de septembre et octobre ont tendance à augmenter sur la période, et les précipitations à légèrement décroître. Par contre, la période d’ablation commence de plus en plus tôt. En moyenne, elle avance de 1.4 jours/an (+/- 0.11 avec un intervalle de confiance de 95%) sur la période 1981-2004.

Le début de la saison d’ablation du glacier d'Argentières avance de 0.4 jour/an, la date de début de saison d’accumulation avance de 0.5 jour/an. L’augmentation de la durée de la saison d’ablation est donc de seulement 0.1/jour/an (données à predre précationeusement car le calage et la validation n'ont pas pu être effectués sur ce glacier..

Pour le glacier d'Argentières, la date d'ablation a avancé de 0.4 jours/an, la date de la saison d'accumulation a avancé de 0.5 jours/an ; les données n'ont pas pu être traitées de la même manière que pour le glacier de Saint Sorlin et les résultats sont donc à pondérer.
Modélisations
Selon différents scénarios climatiques, le glacier de Saint Sorlin aura disparu avant la fin du XXIe siècle (disparition en 2092 pour le scénario avec le scénario de réchauffement le moins intensif).
Hypothèses
 

Sensibilité du milieu à des paramètres climatiques
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)
Sensibilité du glacier aux paramètres climatiques
Détermination du bilan de masse annuel au moyen de la méthode glaciologique.
Détermination du bilan de masse moyen sur plusieurs années au moyen de la méthode volumétrique.
Adaptation du modèle CROCUS pour la modélisation du bilan de masse glaciaire.
Données météorologiques fournies par le modèle SAFRAN, développé par Météo-France.

(3) - Impacts du changement climatique sur l'aléa
Reconstitutions
 
Observations
 
Modélisations
 
Hypothèses
 

Paramètre de l'aléa
Sensibilité du paramètres de l'aléa à des paramètres climatiques
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)
 
 

(4) - Remarques générales

 


(5) - Syntèses et préconisations