Réf. Bouhot-Delduc 2005a - E

Référence bibliographique complète

BOUHOT-DELDUC, L. 2005b. Dynamique des populations de la processionnaire du pin et extension de son aire de colonisation de 1981 à 2004 en France, in : Les Cahier du DSF, 1-2005 (La santé des forêts (France) en 2003 et 2004), Min. Agri. Alim. Pêche Rur. (DGFAR, SDFB), Paris. [Etude en ligne]

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Mots-clés

 

 

Organismes / Contact

 

(1) - Paramètre(s) atmosphérique(s) modifié(s)

(2) - Elément(s) du milieu impacté(s)

(3) - Type(s) d'aléa impacté(s)

(3) - Sous-type(s) d'aléa

 

 

 

 

 

Pays / Zone

Massif / Secteur

Site(s) d'étude

Exposition

Altitude

Période(s) d'observation

 

 

 

 

 

 

 

(1) - Modifications des paramètres atmosphériques

Reconstitutions

 

Observations

 

Modélisations

 

Hypothèses

 

 

Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)

 

 

(2) - Effets du changement climatique sur le milieu naturel

Reconstitutions

 

Observations

La dynamique des populations de la processionnaire du pin apparaît très différente dans les neuf grandes « zones isoclimatiques » du territoire, avec un nombre très variable d’années de culmination et de latence selon que le climat est plus ou moins favorable au ravageur, et des pics de gradation parfois fortement décalés d’une zone à l’autre.

Les observations réalisées depuis 1981 par les notateurs du réseau processionnaire du pin et depuis 1989 par les correspondants-observateurs du Département de la santé des forêts montrent que, dans les trois zones septentrionnales, l’aire de la processionnaire a nettement progressé vers le Nord entre les trois dernières gradations (1981–1986 ; 1987–1994 ; 1995–2004, non encore achevée en 2005…). Cette progression territoriale est ainsi très sensible dans les régions Centre et Ile-de-France. Une progression en altitude est également visible dans les Pyrénées, et surtout dans les vallées favorables du Massif central (notamment hautes vallées de la Loire et de l’Allier), dans le sud-ouest du Jura et dans les Alpes (ainsi que dans les Alpes italiennes). Cette progression de la processionnaire vers le nord et en altitude est encore plus nette si l’on se reporte à des observations réalisées dans le passé. […]

Dans les zones nouvellement colonisées, les nids sont très rares les premières années, puis leur nombre augmente lorsque les populations sont bien établies. Des défoliations parfois importantes peuvent alors être observées, malgré le cortège d’auxiliaires qui suit la processionnaire dans sa progression et contribue avec le climat à en limiter la progression.

Cette extension de l’aire de la processionnaire du pin peut s’expliquer par l’augmentation du nombre d’automnes et d’hivers doux sous l’action possible du réchauffement climatique (Démolin et al., 1996 ; Marçais et al., 2000 ; Lebourgeois et al., 2001). Lors de la culmination d’une gradation, ce défoliateur atteint en effet sa limite latitudinale et altitudinale (expansion territoriale maximale en 1985 et 1992 par exemple), puis son aire se rétracte sous l’influence de froids suffisamment rigoureux pour entraîner une latence (1986, 1988 et 1994), ce qui se traduit par la disparition de certaines des populations les plus nordiques ou montagnardes et par une forte chute des effectifs ailleurs. La colonisation des zones marginales reprend lors du développement de la gradation suivante, avec la progression du front vers le Nord et en altitude en cas d’amélioration durable des conditions bioclimatiques.

Modélisations

 

Hypothèses

 

 

Sensibilité du milieu à des paramètres climatiques

Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)

L’action primordiale des facteurs climatiques sur la biologie de la processionnaire du pin, et notamment celle des températures minimales de janvier et de l’insolation annuelle, a été clairement établie par G. Démolin, qui a suggéré dès les années 1960 que les gradations de ce ravageur étaient en priorité liées au climat.

Le réseau de surveillance de la processionnaire du pin sous sa forme actuelle existe depuis 1980-81, il permet de vérifier que les fluctuations d’abondance suivent effectivement les variations climatiques. Les résultats présentés dans cette étude constituent une simple actualisation de ceux déjà présentés de façon plus détaillée sur la dynamique des populations de la processionnaire du pin (Démolin et al., 1998) et sur l’extension de son aire de colonisation (Démolin et al., 1996).

Neuf grandes zones relativement homogènes du point de vue bioclimatique pour ce ravageur ont été retenues, en faisant le choix par commodité d’affecter la totalité d’un département à une zone. Ces neuf grandes « zones isoclimatiques » ont été déterminées à partir de paramètres climatiques auxquels la processionnaire du pin est particulièrement sensible, et de l’homogénéité des courbes de population observées au sein de ces zones. Les variables climatiques présentées ne décrivent qu’imparfaitement le climat des différentes zones car elles correspondent à des moyennes. Les accidents climatiques tels que les chutes brutales de température en automne, des froids hivernaux particulièrement rigoureux ou les canicules estivales inhabituelles, qui sont très importantes pour expliquer la dynamique des populations de cet insecte, ne figurent pas dans ce tableau.

 

(3) - Effets du changement climatique sur l'aléa

Reconstitutions

 

Observations

 

Modélisations

 

Hypothèses

 

 

Paramètre de l'aléa

Sensibilité des paramètres de l'aléa à des paramètres climatiques

Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.)

 

 

 

 

(4) - Remarques générales

 

 

(5) - Syntèses et préconisations

 

Références citées :

 Démolin et al., 1996 ; Lebourgeois et al., 2001 ; Marçais et al., 2000