Pôle Alpin Risques Naturels (PARN) Alpes–Climat–Risques Avec le soutien de la Région Rhône-Alpes (2007-2014)
FR
EN
 

Compilation des connaissances 3.6.0
Tempêtes

Masquer / Afficher la table des matières




Analyse spatialisée des connaissances par domaines géographique
Mise à jour : Février 2015


 


FACTEURS DE CONTRÔLE
DES TEMPÊTES

Reconstitutions paléoclimatiques

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
           


Observations

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Monde :
Les moyennes latitudes sont le théâtre de nombreuses perturbations dont un petit nombre seulement atteint le stade de tempêtes. Les observations montrent depuis les années 1970 des tendances au déplacement vers les pôles des régions de passage des tempêtes. Cependant, l’évolution de leur intensité depuis la moitié du XXe siècle diffère selon les études et les régions, pour partie en raison des différences entre les méthodes de détection des tempêtes et en raison de la qualité variable des ensembles de données utilisées. Le niveau de confiance dans les résultats concernant l’intensité des tempêtes est donc faible.

France :
Les conclusions tirées des analyses spécifiques des données concernant les tempêtes et les cyclones en France métropolitaine et d’outre-mer corroborent les résultats des analyses menées à l’échelle mondiale tout en les précisant à l’échelle du territoire. À titre d’exemple, une étude datant de 2002 (Dreveton, 2002) n’a montré aucune tendance à l’augmentation de la fréquence ou de l’intensité des tempêtes sur la deuxième moitié du XXe siècle, mais identifie une variabilité décennale et multidécennale.
Synthèse bibliographique

Planton & al. 2015 - A

Suisse :
La sévérité et l'extension des dammages causés aux forêts par les tempêtes sont fonction de trois types de facteurs (Hubrig, 2004; Schmoeckel and Kottmeier, 2008) :
• le potentiel de dommages, i.e., la quantité de volume en croissance exposée aux vents forts ;
• la susceptibilité au vent, qui dépend, par exemple, des espèces d'arbre en présence ou de la hauteur des peuplements ;
• l'extension et la sévérité de l'événement déclencheur, i.e., l'extension de la tempête, la vitesse du vent et des rafales.
 
→ Susceptibilité des forêts aux tempêtes...
La susceptibilité des forêts aux tempêtes a été étudiée de manière intensive. Les études précédentes sur les dommages causés par les tempêtes hivernales aux forêts suisses ont porté presque exclusivement sur leur susceptibilité à des séries particulières d'événements de tempête cyclonique (e.g., 21, 23 et 28 février 1967 ; Vivian et Wiebke 1990 ; Kurt, Lothar et Martin 1999) ou à des événements uniques. Les dommages aux forêts ont été analysés séparément à partir des tempêtes Vivian en 1990 et Lothar en 1999. Dans les deux études, différents facteurs tels que la hauteur des peuplements, la proportion de conifères, l'altitude, la pente et le pH du sol se sont trouvés corrélés à l'extension des dommages. Les dommages ont été comparés pour les deux événements, Vivian (5 million de m3) et Lothar (14 million de m3), et des similarités ont été trouvées dans les probabilités de dommages, e;g., pour la hauteur des peuplements, le stade de développement, le pourcentage de conifères, la saturation en eau et l'épaisseur du sol. Cependant, la validation croisée utilisant les données des deux tempêtes pour prédire les dommages a échoué. Dans quelques études une relation entre les conditions météorologiques et de la stabilité des sols a été détectée. Une forte teneur en humidité du sol causée par de fortes précipitations et des températures supérieures à 0 ° C peuvent affaiblir la stabilité des sols et, au contraire, le gel peut augmenter la stabilité des sols. Enfin, l'étendue des dommages aux forêts dépend du vent dans l'espace et le temps, en particulier du champ de vent dynamique et de son interaction avec les dimensions des arbres ou des structures de peuplement, en particulier la dimension des vides, la topographie, la forme du houppier, les effets de dumping, la fréquence des rafales de vent, et leurs interactions dynamiques. [cf. références dans l'étude]

La présente étude montre une augmentation des dommages causés par les tempêtes hivernales, à la fois en quantité et en fréquence. Le potentiel de dommages, i.e., la surface forestière, le volume en croissance ainsi que le volume en croissance par hectare a aussi augmenté (confirmant , e.g., Brändli, 2000; Mather and Fairbairn, 2000). Toutefois, l'ajustement des dommages sur la surface forstière et sur le volume en croissance ne peut expliquer totalement l'augmentation des dommages au cours de la période 1858-2007. Différents auteurs ont suggérés que d'autres facteurs de contrôle majeurs ont aussi considérablement changé (e.g., Mayer and Schindler, 2002; Schmoeckel and Kottmeier, 2008). Les présents résultats montrent que les températures et les précipitations hivernales ont augmenté pendant la période d'observation (en accord avec , e.g., Begert et al., 2005; Schmidli and Frei, 2005; Scherrer et al., 2006; Rebetez and Reinhard, 2007). Les dommages causés par les tempêtes hivernales se sont produits habituellement quand le sol était 'non-gelé' et 'humide'. Les auteurs ont trouvé que ce type de temps est caractéristique des tempêtes d'hiver qui sont toujours causées par des situations cycloniques (e.g., Kraus and Ebel, 2003; Allaby et al., 2006). 

Détail des résultats...
L'augmentation observée de la vitesse maximale des rafales de vent est décicive en raison du fait que la force du vent, i.e., l'énergie destructrice, augmente quadratiquement quand la vitesse du vent augmente linéairement (e.g., Otto, 2000; Hubrig, 2004). Les résultats de l'étude de cas sur la région de Zurich indiquent clairement que les dommages aux forêts des tempêtes hivernales correspondent à l'intensité de la vitesse maximale des rafales de vent. En règle générale, les dommages sévères des tempêtes hivernales dépassant 2 m3 ha−1 se produisent principalement quand la vitesse maximale des rafales dépasse 35 m s−1.

Dans les régions affectées par les tempêtes hivernales sévères, les hivers sont devenus plus chauds, avec une augmentation de 2°C au cours des derniers 140 ans. Ils sont devenus plus humides, avec une augmentation des précipitations de près de 50%. Des température moyennes d'hiver au-dessus de 0°C étaient rares au 19ème siècle, mais elles sont devenues plus fréquentes depuis le milieu des années 1970. Un 'sol gelé' précédant les dégâts causés par les tempêtes hivernales se trouve dans un cas sur les 25 événements importnants repertoriés. Dans 96% des cas, les sols n'étaient pas gelés. Les dégâts sévères des tempêtes hivernales se sont produits dans tous les cas exceptés l'un d'entre eux (96%) pendant des conditions de 'sol humide'. Le rapport des conditions de sol à la fois 'humide/non-humide' et 'gelé/non-gelé' précédant un événement de tempête hivernale a légèrement augmenté quand on compare des périodes de 50 ans (1858–1907, 1908–1957 et 1958–2007) tandis que les dommages minimum enregistrés ont égalements augmenté. Avant les dommages des tempêtes hivernales sévères, les conditions de sol étaient la plupart du temps humides et non-gelées, contrairement aux événements non sévères où les ratios respectifs étaient plus faibles.

En raison des données contradictoires ou manquantes, les facteurs suivants de forêt et de site souvent utilisés pour décrire la sensibilité de forêts aux dommages n'ont pas été considérés : la proportion de conifères, la structure des peuplements, le système de gestion et la hauteur du peuplement. Divers rapports suggèrent que la proportion de conifères et la structure des peuplements des forêts suisses n'ont pas fortement changé depuis 1860. Une augmentation de la hauteur moyenne des peuplements a été supposée être corrélée positivement au volume en croissance. La hauteur des peuplements a été trouvée comme l'un des facteurs les plus importants expliquant les dommages aux forêts après la tempête Lothar en 1999. Au contraire, un autre auteur a conclu que la hauteur des peuplements était moins importante que la composition des espèces et que la structure des peuplements. Concernant les conditions de site, la question de la possible réduction de la stabilité des forêts par les changements de la chimie du sol n'a pu trouver de réponse en raison d'un manque de données fiables. Cependant, quelques études ont examiné les effets des changements de la chimie du sol sur la stabilité des peuplements. Après la tempête Lothar, un plus grand nombre d'arbres déracinés ont été observés sur les sols présentant une plus grande saturation en base, mais un effet direct de dommages aux racines et de déracinement n'a pu être montré. Certains auteurs ont trouvé que Lothar avait causé plus de dommages aux peuplements sur des sols à faible pH. Cependant, ils n'ont pas trouvé de relation entre les dommages de la tempête et les retombées atmosphériques modélisées, qui pourraientt avoir induit des changements dans la chimie du sol.

En résumé, au-delà de plusieurs facteurs non traités dans cette étude, les présents résultats montrent que les dégâts causés par les tempêtes aux forêts en Suisse à partir du milieu du 19e siècle jusqu'à aujourd'hui sont fonction de la force du vent, du volume en croissance et des conditions météorologiques (température et précipitations) ayant précédé les tempêtes hivernales. [cf. références dans l'étude]
Les auteurs analysent les dommages sévères causés par les tempêtes hivernales depuis la fin des années 1850 dans les forêts suisses sur la base des rares données disponibles concernant le potentiel de dommages, la susceptibilité au vent et l'intensité du vent. Pour le potentiel de dommages, des données sur les surfaces forestières et le volume en croissance par hectare ont été utilisés. De plus, les conditions météorologiques précédant la tempête ont été utilisées, i.e., les précipitations et les températures au-dessous ou au-dessus de zéro qui affectent la stabilité du sol et indirectement la susceptibilité des arbres au déracinement. Pour les variables de vent, la vitesse quotidienne maximale annuelle des rafales de vent a été sélectionnée dans les données de la station météorologique de Zurich, qui a s'est montrée être un bon indicateur de la sévérité des tempêtes dans une étude précédente (Usbeck et al., 2009). Usbeck & al. 2010 - A
Europe Centrale – Nord des Alpes :
La capacité de l'indice NAO à expliquer la fréquence des tempêtes en Europe varie dans l'espace et à la période considérée. L'indice NAO est capable d'expliquer une certaine variabilité dans le Nord-Ouest de l’Europe au cours des dernières décennies, mais ne parvient pas à expliquer la fréquence antérieure des tempêtes. En Europe centrale, le lien au cours des 130 dernières années est plus faible encore. Donc, même si le signe de la corrélation entre l'indice NAO et l’activité des tempêtes attribue des valeurs négatives de l'indice NAO à la hausse des tempêtes en Europe centrale tandis que les valeurs positives vont avec une fréquence accrue des tempêtes en Europe du Nord, l'indice NAO n'est pas très utile pour décrire la fréquence des tempêtes sur les derniers 130 ans. Cela souligne l'importance de jeux de données climatologiques de haute qualité à long terme pour l'analyse statistique de l’évolution du climat. Les bases de données utilisées dans cette étude ont mis en perspective l'augmentation perçue dans la fréquence des tempêtes en Europe du Nord au cours de la dernière partie du XXe siècle, montrant que les niveaux d’activité des tempêtes dans les années 1990 correspond à ceux de la fin du XIXe / début du XXe siècle. Ceci est en accord avec les résultats obtenus pour Lund et Stockholm où la fréquence des tempêtes n'a pas beaucoup changé au cours des 200 dernières années. [voir les références dans l'étude]
Les statistiques annuelles et saisonnières des caractéristiques locales de pression atmosphérique ont déjà été utilisées comme indicateurs de la fréquence des tempêtes dans le Nord de l'Europe. Cette étude présente une mise à jour de ces procurations pour l'Europe du Nord et une analyse sans précédent pour l'Europe centrale qui, ensemble, étend considérablement les connaissances actuelles sur la fréquence des tempêtes européenne. Les calculs sont réalisés pour trois ensembles de stations, situées dans le Nord-Ouest, du Nord et en Europe centrale. Les résultats tirés des différences spatiales (vents géostrophiques) et des changements de pression par 24 h aux stations se soutiennent mutuellement. Matulla & al. 2008 - A
Europe : Les pertes économiques directes liées aux tempêtes en Europe ont été analysées sur la période 1970-2008. Le résultat le plus marquant est l'absence de toute évolution positive des pertes normalisées tempêtes en Europe. Il semble que l’élévation du niveau de vie, la richesse par habitant et la population en Europe sont responsables des pertes toujours plus importantes provoquées par les tempêtes. En d'autres termes, même sans les impacts prévus du changement climatique d'origine anthropique, les pertes liées aux tempêtes vont très probablement continuer à augmenter uniquement du fait de l'augmentation des facteurs sociaux et économiques.  Les données brutes sur les pertes liées aux tempêtes ont été obtenues à partir de la base de données mondiale NATHAN (Natural Hazards Assessment Network) de Munich Re sur les catastrophes naturelles, qui contient un catalogue global des pertes significatives liées aux catastrophes naturelles et comprend des informations thématiques sur des événements majeurs de tempêtes, telles que les victimes et les pertes économiques directes. Barredo 2010 - A
France :
On se limitera ici aux tempêtes associées aux dépressions atlantiques ou méditerranéennes intéressant le territoire national. Schématiquement, ces perturbations résultent de deux types d'instabilité : barotrope, associée au cisaillement horizontal du vent, et barocline, associée au cisaillement vertical du vent et au gradient horizontal de température (par la relation du vent thermique). L'instabilité barocline est le phénomène prépondérant dans la maturation des dépressions des latitudes moyennes (Ayrault et Joly, 2000).
 Synthèse bibliographique Bessemoulin 2002 - E


Modélisations

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Europe :
La vitesse quotidienne maximale du vent est considérée comme le meilleur paramètre pour déterminer les changements dans la vitesse du vent et dans le nombre d'événements de tempêtes (Rockel and Woth, 2007). Dans le contexte du climat futur en Europe Centrale, on prédit une augmentation des tempêtes extrêmes (e.g., Rockel and Woth, 2007; Leckebusch et al., 2008a,b; Pinto et al., 2009), à la fois pour la vitesse maximale des événements extrêmes (Leckebusch et al., 2006) et pour leur extension spatiale (Leckebusch et al., 2008a).
    Revue bibliographique Usbeck & al. 2010 - A


Hypothèses

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références

Suisse :
Les températures et les précipitations hivernales ont augmenté pendant la période d'observation (1858-2007). Avec une exception, les dommages sévères des tempêtes d'hiver en Suisse se sont produits quand les sols étaient humides. Cela suggère que l'augmentation des précipitations hivernales – telle que prévue à l'échelle régionale par les modèles climatiques (Frei et al., 2006; Schmidli et al., 2007) – prédispose les forêts à des dommages plus importants causés par les tempêtes d'hiver.

Europe :
La vitesse quotidienne maximale du vent est considérée comme le meilleur paramètre pour déterminer les changements dans la vitesse du vent et dans le nombre d'événements de tempêtes. Dans le contexte du climat futur en Europe Centrale, on prédit une augmentation des tempêtes extrêmes, à la fois pour la vitesse maximale des événements extrêmes et pour leur extension spatiale (cf. références ci-dessus / Modélisations). Toutefois, indépendamment de la significativité de la corrélation entre la vitesse maximale quotidienne des rafales de vent et les dommages aux forêts causés par les tempêtes d'hiver, le champ dynamique du vent dans les forêts pourrait être la cause principale de la majorité des dommages aux forêts.

 
 Résultats de l'étude / Revue bibliographique Usbeck & al. 2010 - A
   Monde/France :
Le GIEC (IPCC, 2001b) juge « très probable » (probabilité située entre 90 et 99 %) dans l'avenir l'« augmentation des températures maximales, du nombre de jours chauds et de vagues de chaleur pour la quasi-totalité des zones terrestres ».

D'après André et al. (2000) : « Il n'est pas démontré que les événements météorologiques récents (tempêtes de 1999) soient le signe d'un changement climatique, mais quand le changement climatique sera pleinement perceptible, il est très vraisemblable qu'il puisse s'accompagner d'une augmentation des événements extrêmes. ».
    ONERC 2005 - R

 

 

 


INTENSITÉ
DES TEMPÊTES

Reconstitutions de l'activité des phénomènes

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
France :
Une étude basée sur l'utilisation de données de pression pour le calcul du vent géostrophique (Generoso, 2000) portant sur la période 1950-1999 a montré que la méthode permettait de retrouver 95 % des tempêtes et la totalité des fortes tempêtes. Elle révèle également que le nombre et l'intensité des tempêtes ont peu évolué à la fin du XXe siècle et qu'elles ont atteint le niveau qui était le leur en début de période. Ceci recoupe des études allemandes et nordiques (Planton et Bessemoulin, 2000).
    Pour l'étude des tempêtes historiques, il est possible d'utiliser des données de pression et en dériver une vitesse de vent, en utilisant l'hypothèse géostrophique (équilibre entre force de pression et force de Coriolis ; on parle alors de « vent géostrophique »). Bessemoulin 2002 - E


Observations

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références

Europe & Alpes :
L’activité des tempêtes dans la région de l'Atlantique Nord à l'Europe occidentale a connu des fluctuations décennales ou à des échelles de temps plus importantes, avec des différences saisonnières et régionales considérables (en particulier entre l'hiver et l'été, et entre le secteur Iles britannique - Mer du Nord et d'autres parties de la région). Dans les régions de la mer du Nord et des Alpes, il y a eu une augmentation notable de la fréquence d'occurrence de forts vents géostrophiques entre le milieu et la fin du XXe siècle. Les résultats montrent également que, en saison froide (décembre-mars), la relation NAO-tempêtes est significativement positive dans la partie centre-nord de cette région, mais négative dans la partie sud-sud-est.

Cette étude analyse les valeurs extrêmes de la vitesse des vents géostrophiques dérivées d'observations sub-quotidiennes de pression surface sur 13 sites dans la région européenne de la péninsule ibérique à la Scandinavie pour la période de 1878 ou plus tard à 2007. Elle étend des études antérieures sur l’activité des tempêtes dans la région Atlantique-Européenne du nord-est. Elle aborde également brièvement la relation entre la fréquence des tempêtes et l'Oscillation Nord Atlantique (NAO). Wang & al. 2011 - A
Région Rhône-Alpes (France) :
D'après le rapport de Météo-France réalisé dans le cadre des travaux préparatoires au Schéma Climat-Air-Energie (SRCAE) de la région Rhône-Alpes, aucune tendance n’est observée sur les dernières décennies concernant le nombre où l’intensité des tempêtes.
Les données utilisées sont issues des points de mesure de la température et de la pluviométrie du réseau de Météo-France pour lesquels on dispose des moyennes mensuelles de ces paramètres météorologiques pour la période 1971-2000. Météo-France 2010 - R: SRCAE-RA
Zurich :
Les extrêmes de vitesse maximale journalière des rafales de vent ont augmenté d'environ 12 m s−1 entre la période 1891–1929 et la période 1969–2007. Les dommages des tempêtes ont été trouvés significativement associés avec les vitesses maximales des rafales de vent (p = 0.0015). De plus, les auteurs ont trouvé une augmentation de la part maximale endommagée du volume en croissance et une augmenation temporelle des extrêmes de vitesse maximale qutotidienne des rafales en hiver. De plus plus fortes vitesses maximales sont aussi d'orinaire indiquées par les rapports sur les dommages aux forêts ou sur les dommages aux autres biens. Tous les événements d'au-moins 35 m s−1 ont été causés par des tempêtes hivernales.

Suisse :
Cette étude montre une augmentation des dommages causés par les tempêtes hivernales, à la fois en quantité et en fréquence (confirmant Bütikofer, 1987; Münchner Rück, 2001; WSL and BUWAL, 2001; Schelhaas et al., 2003). Le potentiel de dommages, i.e., la surface forestière, le volume en croissance ainsi que le volume en croissance par hectare a aussi augmenté (confirmant , e.g., Brändli, 2000; Mather and Fairbairn, 2000). Toutefois, l'ajustement des dommages sur la surface forstière et sur le volume en croissance ne peut expliquer totalement l'augmentation des dommages au cours de la période 1858-2007. [Cf. Facteurs de contrôle]

La vitesse maximale des rafales de vent a aussi augmenté au cours de la période pour laquelle les données sont disponibles (1891-2007). Elle a dépassé 30 m s−1 pour la première fois au début du 20ème siècle, atteint presque 35 m s−1 au milieu des années 1930, presque 40 m s−1 à la fin des années 1960 et presque 45 m s−1 en 1990.

Europe Centrale :
Les résultats de cette étude d'une augmentation de l'activité des tempêtes depuis les années 1960 correspond bien aux mesures de pression des quatre stations d'Europe Centrale Kremsmünster, Vienne, Karlov, et Prague (Matulla et al., 2008). Les changements observés dans la vitesse maximale des rafales de vent sur la période étudiée pose la question des observations comparatives en Europe Centrale et des possibles causes météorologiques. Les présents résultats d'observation des vitesses maximales du vent correspondent à l'augmentation de la sévérité des tempêtes au cours de la période 1960-2000 (Leckebusch et al., 2008a). Aussi l'occurrence temporelle de l'activité des tempêtes en Autriche et en République Tchèque (Matulla et al., 2008) couvrant la période de la fin du 19ème siècle aux années 1990 ressemble fort à l'occurrence des maximales à Zurich. En Autriche, plusieurs tempêtes hivernales extrêmes en 2007 et 2008 ont produit les dommages aux forêts les plus importants depuis 60 ans (Steyrer et al., 2008).
Les auteurs analysent les dommages sévères causés par les tempêtes hivernales depuis la fin des années 1850 dans les forêts suisses sur la base des rares données disponibles concernant le potentiel de dommages, la susceptibilité au vent et l'intensité du vent. Pour le potentiel de dommages, des données sur les surfaces forestières et le volume en croissance par hectare ont été utilisés. De plus, les conditions météorologiques précédant la tempête ont été utilisées, i.e., les précipitations et les températures au-dessous ou au-dessus de zéro qui affectent la stabilité du sol et indirectement la susceptibilité des arbres au déracinement. Pour les variables de vent, la vitesse quotidienne maximale annuelle des rafales de vent a été sélectionnée dans les données de la station météorologique de Zurich, qui a s'est montrée être un bon indicateur de la sévérité des tempêtes dans une étude précédente (Usbeck et al., 2009). Usbeck & al. 2010 - A

France :
La tempête est, de loin, l’aléa qui provoque le plus de dégâts aux forêts [cf. page ‘Forêts et végétation’]. Les deux tempêtes de décembre 1999, en particulier, ont été les plus dévastatrices à avoir été enregistrées de mémoire d’homme, avec 170 millions de m3 abattus en trois jours, soit l’équivalent de quatre années de récolte.

Europe :
L’évolution des volumes cumulés abattus par le vent en Europe de 1865 à 2000 met en évidence la forte augmentation à la fois de la fréquence et de l’amplitude des dégâts subis par les forêts depuis plus d’un siècle (cf. graphique pour différentes régions européennes, établi suite aux travaux de D. Doll de 1988 et 2000). Les chablis concernent essentiellement l’Europe Centrale jusqu’en 1967, tandis que l’Europe de l’Ouest est de plus en plus touchée depuis 1982. Cet accroissement important suscite plusieurs interrogations :
(i) Y a-t-il une augmentation de la fréquence et/ou de la violence des tempêtes ?
La réponse à cette question est controversée. Certains scientifiques l’affirment, y voyant un des effets du changement climatique (voir plus loin). Mais les données de Météo France ne permettent pas de l’affirmer.
(ii) Y a-t-il une augmentation des surfaces forestières exposées aux tempêtes ?
Le taux de boisement est effectivement passé, en France, de 17 à 27 % entre 1860 et 2000, grâce aux deux vagues de reboisement du Second Empire et de l’après-guerre (1950-1980). L’inventaire forestier national constate, par ailleurs, un accroissement général des volumes sur pied à l’hectare. Ces deux raisons contribuent à l’augmentation des dégâts lorsque survient une tempête.
(iii) Les peuplements actuels sont-ils plus sensibles au vent ?
On peut penser que les peuplements issus des reboisements de l’après-guerre sont vulnérables, pour trois raisons. Tout d’abord, ils sont en majorité composés de résineux ; ensuite, ils ont été insuffisamment ou trop tardivement éclaircis, du fait de la mévente des petits bois : ils sont donc constitués de tiges serrées, grêles et fragiles ; enfin, il est démontré que le premier facteur d’instabilité est la hauteur du peuplement : celui-ci commence à être sensible au vent vers 15 m pour les résineux et 23 m pour les feuillus, hauteurs qui sont aujourd’hui très fréquemment dépassées.
La dissociation observée entre l’Europe de l’Ouest et l’Europe Centrale conforte cette thèse. On constate que c’est l’Europe Centrale, où l’enrésinement massif remonte à la fin du XIXe siècle, qui a fourni l’essentiel du contingent de chablis jusqu’aux années 80. Puis l’Europe de l’Ouest, où l’enrésinement est plus récent, a suivi la même tendance, avec un décalage de quelques dizaines d’années, lorsque les peuplements des années 50 ont atteint une hauteur suffisante pour devenir sensibles aux effets du vent.

  Riou-Nivert 2009 - A
Europe centrale – Nord des Alpes :
Les vents géostrophiques les 5% les plus forts et les 1% les plus forts (95e et 99e percentiles) étaient relativement élevés au cours de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, après quoi ils se sont quelque peu stabilisés, pour augmenter à nouveau à la fin du XXe siècle. La diminution se produit soudainement en Europe centrale et sur plusieurs décennies dans le nord de l'Europe. La hausse ultérieure est plus prononcée en Europe du nord-ouest, et plus lente et régulière en Europe centrale. La climatologie des tempêtes en Europe a connu des changements significatifs tout au long des 130 dernières années et comprend d'importantes variations sur une échelle de temps quasi décennale. Les années les plus récentes présentent des conditions moyennes ou calmes, étayant les hypothèses des études antérieures avec de nouvelles preuves. Mises à part quelques dissemblances, un accord général entre les régions étudiées semble être la caractéristique la plus importante.
Les statistiques annuelles et saisonnières des caractéristiques locales de pression atmosphérique ont déjà été utilisées comme indicateurs de la fréquence des tempêtes dans le Nord de l'Europe. Cette étude présente une mise à jour de ces procurations pour l'Europe du Nord et une analyse sans précédent pour l'Europe centrale qui, ensemble, étend considérablement les connaissances actuelles sur la fréquence des tempêtes européenne. Les calculs sont réalisés pour trois ensembles de stations, situées dans le Nord-Ouest, du Nord et en Europe centrale. Les résultats tirés des différences spatiales (vents géostrophiques) et des changements de pression par 24 h aux stations se soutiennent mutuellement. Matulla & al. 2008 - A
Hémisphère Nord :
Alors que les réanalyses sont produites avec un modèle et un schéma d'assimilation fixes, les changements dans les données d’observation disponibles (types de données, densités spatiales et temporelles) peuvent induire une certaine hétérogénéité dans ces ensembles, et le GIEC AR4 souligne que la détection des changements à long terme dans les mesures des dépressions ("cyclones") est entravée par le caractère incomplet et changeant des systèmes d'observation. Des études récentes ont cependant montré la fiabilité générale des résultats pour les dépressions de l'hémisphère Nord : Il n'y a pas de changements soudains dans les intensités qui indiqueraient des inhomogénéités, et une comparaison avec l'activité cyclonique estimée à partir de la surface régionale et les données de radiosondage a également confirmé la fiabilité générale des données, même si il peut y avoir un certain effet dû à l’augmentation de la densité des observations dans certains jeux de données
.
Cette étude passe en revue les connaissances actuelles sur l'occurrence à grande échelle des dépressions ("cyclones extratropicaux"), leur identification et le suivi de leur trajectoire à partir des données globales avec les méthodes les plus récentes. De nombreuses études de l'activité des cyclones ont été menées au cours des dernières années. Cette augmentation de l'intérêt de la communauté scientifique est en partie due à la disponibilité des gros jeux de données homogénéisées pour la période instrumentale, qui, en conjonction avec les schémas numériques pour l'identification des cyclones et la quantification de leur activité permettent des études détaillées qui n'étaient pas possibles auparavant. En outre, de nombreuses simulations globales (GCM) ont récemment été produites à la fois pour le climat actuel et les scénarios climatiques. Leur évaluation à l'égard de l'activité des cyclones peut en principe servir à accroître la confiance dans les effets simulés de l’augmentation du forçage des gaz à effet de serre sur le climat des latitudes moyennes. Ulbrich & al. 2009 - A
Suisse :
Au 20e siècle, trois tempêtes séculaires ont été enregistrés en 33 ans : février 1967, février 1990 et décembre 1999. Ces événements sont cependant trop rares pour qu'un tendance statistique à long terme puisse être dégagée.
  OcCC 2003 - R
France :
En identifiant les périodes où au moins 5 % d'un nombre constant de stations françaises ont relevé un vent maximal journalier supérieur à 100 km/h, Dreveton (2002) a pu sélectionner 734 épisodes de vent fort sur la période 1950-1999, soit une moyenne de 14,7 par an. L'utilisation d'un seuil de 20 % des stations a permis d'isoler 71 fortes tempêtes sur cette période, soit 1,4 par an. Le nombre d'épisodes de vent fort présente une forte variabilité interannuelle (7 en 1968, 26 en 1962), ainsi que celui des fortes tempêtes (0 en 1989, 1993 et 1998, 5 en 1965), mais l'étude ne met pas en évidence de tendance significative sur les 50 ans.

Lors de Lothar et Martin (décembre 1999), on a identifié, à partir des durées de retour des valeurs extrêmes de vent calculées pour les stations synoptiques, trois zones de vents centenaux ou plus :
- un périmètre Strasbourg, Colmar, Mulhouse, Orléans, Rouen, Reims, Nancy, Strasbourg, dont la majorité des valeurs ont dépassé parfois largement les valeurs cent-cinquantenales ;
- le pied des Pyrénées ;
- la côte atlantique depuis Biscarosse jusqu'à la Vendée.
 Synthèse bibliographique Bessemoulin 2002 - E
Atlantique Nord :
Dans changements dans l’activités des tempêtes au dessus du Nord de l’Atlantique ont été analysés et montrent que si l’activité a eu tendance à augmenter ces dernières décennies, l’intensité des tempêtes n’est pas plus élevée qu’avant le 20e siècle.
  IPCC 2001 - R
France :
Il ne semble pas exister actuellement d'indications d'une augmentation statistiquement significative de la fréquence ou de l'intensité des tempêtes.
  André & al. 2000 - A


Modélisations

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Région Rhône-Alpes (France) :
D'après le rapport de Météo-France réalisé dans le cadre des travaux préparatoires au Schéma Climat-Air-Energie (SRCAE) de la région Rhône-Alpes, aucune tendance n’est observée sur les dernières décennies concernant le nombre où l’intensité des tempêtes. Les projections effectuées jusqu’à présent ne suggèrent pas de modification du nombre ou de l’intensité des tempêtes pour le siècle à venir.
Les données utilisées sont issues des points de mesure de la température et de la pluviométrie du réseau de Météo-France pour lesquels on dispose des moyennes mensuelles de ces paramètres météorologiques pour la période 1971-2000. Le rapport s’appuie également sur une analyse bibliographique pour faire ressortir les principales évolutions attendues du climat en Rhône-Alpes au XXIème siècle. Météo-France 2010 - R: SRCAE-RA
Europe :
Les modèles climatiques considérés s’accordent sur une future augmentation de l'intensité des tempêtes extrêmes dans une zone à travers l'Europe centrale (qui s'étend du sud du Royaume-Uni et du nord de la France au Danemark, au nord de l’Allemagne et à Europe de l'est). Cet effet augmente avec la force des événements, et les tempêtes rares montrent la plus grande sensibilité aux changements climatiques mais sont aussi marquées par les plus grandes incertitudes. Les rafales de vent diminuent sur le nord de la Scandinavie et sur le sud de l'Europe. La variabilité intra-ensemble la plus forte est simulée pour l'Irlande, le Royaume-Uni, la Méditerranée, et dans certaines parties de l'Europe de l’est. Les changements qui en résultent sur les futures pertes économiques dues aux tempêtes à l'échelle européenne sont positifs pour tous les modèles considérés et atteignent 44% (pertes annuelles attendues), 23% (pertes d’une période de retour de 10 ans), 50% (pertes sur 30 ans) et 104% (100 ans). Il y a une augmentation disproportionnée des pertes pour les événements rares à fort impact. Ces changements résultent de l'augmentation à la fois l’intensité et de la fréquence des rafales de vent. Il existe une variabilité géographique considérable des pertes attendues, le Danemark et l'Allemagne connaissant les plus fortes hausses de pertes (116% et 114%, respectivement). Tous les pays étudiés à l'exception de l'Irlande (-22%) enregistrent des hausses de pertes.
Cette étude utilise une approche couplée, basée sur des scénarios issus de sorties haute résolution de modèles climatiques régionaux pour le secteur européen, utilisés en entrée d’un modèle opérationnel d’évaluation du risque tempêtes (Swiss Re). Un ensemble de scénarios couplés climat-dommages est utilisée pour fournir une estimation des incertitudes inhérentes. Les sorties de deux modèles climatiques globaux (HadAM3, ECHAM5) sont utilisées pour les climats actuel (1961-1990) et à venir (2071-2100, SRES scénario A2). Ceux-ci servent de conditions aux limites pour deux modèles climatiques régionaux imbriqués avec des paramétrisations dédiées à la prise en compte des rafales de vent (CLM, CHRM). Le modèle d'assurance opérationnel utilise une fonction de dommages à l'échelle européenne, une courbe de vulnérabilité moyenne pour tous les types de risques, et contient la distribution réelle des valeurs d'un portefeuille complet du marché européen. Le couplage entre les modèles climatiques et de dommages est basé sur les maxima journaliers des rafales de vent à 10 m, et la stratégie adoptée consiste en trois étapes principales: (i) le développement et l'application d'un critère de sélection pragmatique pour extraire les tempêtes importantes, (ii) la génération d’un jeu d’événements probabiliste défini à l'aide d'une méthode de Monte-Carlo dans le module risque du modèle d'assurance, et (iii) la calibration des simulations de pertes annuelles attendues avec une base de données historique des pertes. Schwierz & al. 2010 - A
Europe :
La vitesse quotidienne maximale du vent est considérée comme le meilleur paramètre pour déterminer les changements dans la vitesse du vent et dans le nombre d'événements de tempêtes (Rockel and Woth, 2007). Dans le contexte du climat futur en Europe Centrale, on prédit une augmentation des tempêtes extrêmes (e.g., Rockel and Woth, 2007; Leckebusch et al., 2008a,b; Pinto et al., 2009), à la fois pour la vitesse maximale des événements extrêmes (Leckebusch et al., 2006) et pour leur extension spatiale (Leckebusch et al., 2008a).
Revue bibliographique Usbeck & al. 2010 - A
Hémisphère Nord :
De nombreuses études récentes montrent des signes de changement futur dans l'activité cyclonique sous l’effet du changement climatique anthropique. Un résultat important issu d’un ensemble de modèles différents forcés avec différentes concentrations de gaz à effet de serre est que le nombre de cyclones extrêmes (pression au cœur inférieure à 970 hPa) augmente en hiver, alors que le nombre total de cyclone est légèrement réduit à la fois dans l’hémisphère nord et l’hémisphère sud. Selon leur procédure simple d'identification basée sur les minima de pression moyenne au niveau de la mer, le signal augmente vers la fin du 21e siècle, ce qui corrobore la sensibilité du signal au scénario choisi. Une baisse générale du nombre total de cyclones à l'échelle hémisphérique est confirmée dans d'autres études, tout comme l'augmentation du signal avec l’intensité du forçage du aux gaz à effet de serre. L’accroissement hémisphérique du nombre d’événements extrêmes suggéré par certains auteurs n’est cependant pas un résultat général. Au contraire, plusieurs études soulignent qu’une intensité accrue des cyclones n’est détectée que pour des zones limitées. D’après cette revue bibliographique, il semble y avoir un consensus réel sur les constatations suivantes : Dans des conditions du changement climatique anthropique, le nombre total de cyclones est réduit en hiver, mais dans certaines régions (sur l'Atlantique du nord-est et les îles Britanniques et dans le Pacifique Nord) le nombre de cyclones intenses augmente dans la plupart des modèles. En moyenne dans l'hémisphère nord, une augmentation du nombre de cyclones extrêmes n’est trouvée que lorsque les «extrêmes» sont définis en termes de pression au cœur du vortex, alors qu'il y a une diminution dans plusieurs modèles lorsque les «extrêmes» sont définis d’après la pression de surface de Laplace ou d’après la vorticité autour du cœur
.
 Cette étude passe en revue les connaissances actuelles sur l'occurrence à grande échelle des dépressions ("cyclones extratropicaux"), leur identification et le suivi de leur trajectoire à partir des données globales avec les méthodes les plus récentes. De nombreuses études de l'activité des cyclones ont été menées au cours des dernières années. Cette augmentation de l'intérêt de la communauté scientifique est en partie due à la disponibilité des gros jeux de données homogénéisées pour la période instrumentale, qui, en conjonction avec les schémas numériques pour l'identification des cyclones et la quantification de leur activité permettent des études détaillées qui n'étaient pas possibles auparavant. En outre, de nombreuses simulations globales (GCM) ont récemment été produites à la fois pour le climat actuel et les scénarios climatiques. Leur évaluation à l'égard de l'activité des cyclones peut en principe servir à accroître la confiance dans les effets simulés de l’augmentation du forçage des gaz à effet de serre sur le climat des latitudes moyennes. Ulbrich & al. 2009 - A

Hémisphère Nord :
Les auteurs ont examiné un ensemble de 23 simulations réalisées avec 16 différents modèles climatiques globaux pour le forçage climatique actuel et futur (scénario A1b) en terme d'activité synoptique ("storm-track activity"), calculés à partir des données quotidiennes moyennes de pression au niveau de la mer. En ce qui concerne le climat actuel, les modèles reproduisent correctement les caractéristiques climatiques observées. La moyenne d'ensemble offre des performances aussi bonnes que le modèle individuel le plus proche de la climatologie NCEP–NCAR. Le signal de changement climatique pour l'ensemble de modèles témoigne d'une augmentation de l'activité synoptique dans l'est de l'Atlantique Nord / l'Europe occidentale, le Pacifique Nord et une partie du continent asiatique. Les signaux de nombreux modèles individuels sont seulement modestement en accord avec le signal commun, mais seulement un seul modèle a une corrélation négative avec le signal moyen.

La comparaison avec d'autres études suggère que l'augmentation régionale trouvée pour l'activité synoptique au niveau de la mer est dépassée en intensité et en extension zonale par les signaux des niveaux supérieurs : Yin (2005) a considéré le signal moyen zonal d'activité synoptique dans un ensemble multi-modèles obtenu à partir de la même source de données utilisée dans la présente étude, et trouvé une preuve que l'augmentation du signal avec la hauteur est causée par une augmentation de la baroclinicité (activité barocline). Il faut cependant noter que même si les résultats de la présente étude montrent un déplacement vers les pôles du passage des tempêtes dans certains secteurs (e.g. le Pacifique Nord), ils ne ressemblent pas au déplacement clair vers les pôles de l'activité tourbillonnaires moyenne ("mean eddy activity") dans la partie supérieure de la troposphère trouvée par Yin (2005). Pinto et al. (2007b) ont examiné le signal synoptique à 500 hPa dans un petit ensemble réalisé avec le modèle ECHAM5, c'est-à-dire, le modèle identifié dans la présente étude comme le plus concordant avec le signal de changement climatique obtenu avec la moyenne d'ensemble. Ils ont montré que le signal synoptique à 500 hPa s'étend en aval des secteurs d'augmentation maximale dans l'Atlantique à l'intérieur du continent asiatique, reliant ainsi les secteurs d'activité accrue en surface. Il faut noter que le modèle ECHAM5 présente également une très bonne représentation des champs de pression moyenne au niveau de la mer (Van Ulden and van Oldenborgh 2006).

Les résultats semblent corroborer les estimations basées sur les projections climatiques, qui indiquent une augmentation du risque de tempête sur l'Europe occidentale avec le changement climatique (Pinto et al. 2006, 2007a,b; Leckebusch et al. 2006, 2007). Le modèle ECHAM5 est l'un des GCM fournissant les bases pour ces suggestions. Il apparaît qu'une interrelation physique entre l'augmentation de l'activité synoptique, l'intensification des cyclones extrêmes et les événements de tempêtes pourraît être évidente. Il faudrait cependant tenir compte du fait que le secteur d'augmenation de l'activité synoptique (liée à la succession de hautes et basses pression locales) ne peut pas être interprétée comme un secteur d'augmentation du risque de tempêtes. Pour le scénario A1B dans le modèle ECHAM5 par exemple, le secteur présentant une augmentation significative des tempêtes extrêmes (Pinto et al. 2007b) est largement localisé en aval du secteur présentant une augmentation de l'activité synoptique dans l'est de l'Atlantique Nord.

L'utilisation d'ensembles devrait minimiser l'insécurité résultant de la variabilité climatique naturelle telle que produite par les modèles. Cette variabilité exige que de plus longues séries temporelles et/ou de plus grands ensembles de simultions soient produites et évaluées. Ayant trouvé des corrélations similaires entre les signaux de changement climatique à partir des simulations produites avec les mêmes GCM d'une part, et les corrélations inter-modèles respectives d'autre part, le auteurs suggèrent que le scénario sur une période de 20 ans utilisé demeure un peu court pour traiter la variabilité temporelle de manière adéquate.

 
 

Les auteurs ont utilisé un ensemble multi-modèles de simulations avec des modèles couplés de circulation générale (CGCM) collectées piur l'exercice de diagnostic du GIEC, en explorant la représentation par les ensembles de modèles des caractéristiques de la trajectoire horizontale des tempêtes, le signal climatique moyen d'ensemble, et les déviations des différents modèles pris individuellement. Ce travail est lié aux études récentes de Yin (2005) et de Lambert and Fyfe (2006), qui ont aussi traité des signaux moyens zonaux et hémisphériques de l'activité synoptique.

Les auteurs ont choisi de considérer la période associée au forçage actuel des gaz à effets de serre (1961–2000) et la période couvrant les dernières décennies du scénario A1B du Rapport Spécial sur les Scénarios d'Emission (SRES) (2081–2100). Les autres scénarios ne sont pas considérés dans la présente étude, mais selon les résultats de Lambert and Fyfe (2006) et de Pinto et al. (2007b), les signaux augmentent typiquement avec le forçage.

En raison de la grande quantité de données présentant des résolutions spatiales légèrement différentes et de leur disponibilité seulement sous forme de moyennes quotidiennes, les auteurs se sont abstenus d'une identification minutieuse de cyclones et leurs trajectoire. Au lieu de cela, ils utilisent une approche simple pour la quantification de l'activité des ondes synoptiques (“storm track”), d'après Blackmon (1976) and Blackmon et al. (1977). Elle a été définie à l'origine comme l'écart-type de la variabilité passe-bande (2–6 jours) des hauteurs du géopotentiel 500 hPa, et représente ainsi la séquence supérieure de creux et de crêtes barométriques comme les homologues troposphériques des cyclones de surface et des systèmes de haute pression. Les calculs sont basés sur les données disponibles de pression moyenne au niveau de la mer (MSLP).

Cette étude démontre qu'un signal ordinaire de gaz à effet de serre peut être identifié à partir d'un ensemble de modélisations en utilisant une mesure spécifique pour la quantification de l'activité des tempêtes. Après analyse des causes de l'impression de résultats divergents dans les différentes études du changement des trajectoires des tempêtes, les auteurs pensent que les différentes approches utilisées pour les quantifier font partie intégrante du problème...

Ulbrich & al. 2008 - A

Europe :
En Europe, le changement climatique va se traduire par des tempêtes hivernales plus nombreuses et plus violentes, et par une augmentation des dommages à long terme. Les travaux conjugués de l'EPFZ et de Swiss Re indiquent une tendance claire : pour la période 1975 à 2085, les tempêtes hivernales provoqueront en Europe une augmentation de la charge des sinistres de 16% à 68% (en moyenne : 116% au Danemark, 114% en Allemagne, 95% en Suède, 80% en Belgique, 47% en France et 35% en Grande-Bretagne), avec un impact plus prononcé pour les événements rares et lourds de conséquences qui sont normalement réassurés.

Plus l'événement est rare et plus l'augmentation attendue des dommages est forte. L'impact varie en fonction des pays et de l'ampleur des tempêtes en question . C'est-à-dire que l'intensité des tempêtes n'augmentera pas uniformément dans tous les pays. Leurs trajectoires se déplaçant elles aussi, il est possible que certaines zones soient plus touchées que d'autres. Les écarts existant par rapport aux résultats moyens relevés dans les différents pays sont considérables. Pour l'Allemagne, on table par exemple sur un impact quasiment trois fois plus important que la moyenne européenne.

Les couvertures de réassurance contre les tempêtes hivernales en Europe sont généralement souscrites sur la base d'un événement survenant tous les 100 ou 200 ans. Ces tranches hautes sont touchées beaucoup plus fortement par l'augmentation attendue des dommages que les tranches basses. Concernant les dommages survenant en Europe avec une période de récurrence de 100 ans, qui s'élèvent actuellement à 21 milliards EUR, l'étude prévoit une augmentation annuelle de près de 200 millions EUR. Une progression de 2 milliards EUR en 10 ans correspond à une croissance d'environ 10 pour cent par rapport aux dommages actuels. Le tableau est encore plus éloquent s'agissant des dommages enregistrés tous les 200 ans.

 
 

L'étude avait pour but d'analyser les conséquences du changement climatique sur les tempêtes hivernales en Europe et de quantifier l'effet sur les dommages assurés. A cette fin, des experts des risques naturels de Swiss Re et des scientifiques de l'EPFZ ont associé plusieurs modèles climatiques à un modèle de dommages, sur la période 1975-2085. (La période de 110 années conespond à la pratique scientifique. Les simulations climatiques comparent les pénodes 1961-1990 et 2071-2100).

Pour cette étude, les climatologues ont utilisé trois modèles climatiques à l'échelle régionale et deux modèles à l'échelle mondiale. Cela explique la marge des prévisions relatives aux dommages attendus. Il est cependant important de noter que tous les modèles ont généré une tendance claire et des résultats homogènes.

Swiss Re 2006 - E
Atlantique :
Le signal issu de la modélisation qui fait état d'une intensifcation de la cyclogénèse et des routes dépressionaires sur l'Atlantique sont à la limite de la significativité statistique.
  André & al. 2000 - A


Hypothèses

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références

Suisse :
Les températures et les précipitations hivernales ont augmenté pendant la période d'observation (1858-2007). Avec une exception, les dommages sévères des tempêtes d'hiver en Suisse se sont produits quand les sols étaient humides. Cela suggère que l'augmentation des précipitations hivernales – telle que prévue à l'échelle régionale par les modèles climatiques (Frei et al., 2006; Schmidli et al., 2007) – prédispose les forêts à des dommages plus importants causés par les tempêtes d'hiver.

Europe :
La vitesse quotidienne maximale du vent est considérée comme le meilleur paramètre pour déterminer les changements dans la vitesse du vent et dans le nombre d'événements de tempêtes. Dans le contexte du climat futur en Europe Centrale, on prédit une augmentation des tempêtes extrêmes, à la fois pour la vitesse maximale des événements extrêmes et pour leur extension spatiale (cf. références ci-dessus / Modélisations). Toutefois, indépendamment de la significativité de la corrélation entre la vitesse maximale quotidienne des rafales de vent et les dommages aux forêts causés par les tempêtes d'hiver, le champ dynamique du vent dans les forêts pourrait être la cause principale de la majorité des dommages aux forêts.

 
 Résultats de l'étude / Revue bibliographique Usbeck & al. 2010 - A
Allemagne du Sud / Alpes du Nord :
D'ici la fin de ce siècle il faut s'attendre
à une intensification du circuit hydrologique, avec une augmentation et une intensification ultérieure des phénomènes météorologiques extrêmes : ouragans, tornades, cyclones tropicaux, sécheresse, fortes précipitations.
  Seiler 2006 - P
Monde/France :
D'après André et al. (2000) : « Il n'est pas démontré que les événements météorologiques récents (tempêtes de 1999) soient le signe d'un changement climatique, mais quand le changement climatique sera pleinement perceptible, il est très vraisemblable qu'il puisse s'accompagner d'une augmentation des événements extrêmes. ».
  ONERC 2005 - R
France :
Si les avis des experts demeurent partagés pour ce qui concerne l’évolution des phénomènes extrêmes de plus petites dimensions, comme les tempêtes, les cyclones ou les orages, la probabilité d’une multiplication et d’une aggravation de ces phénomènes n’est pas exclue. Des hivers plus humides et l'aggravation des tempêtes favoriseront l'humidité.
  ONERC 2004 - R

 

 

 


FRÉQUENCE
DES TEMPÊTES

Reconstitutions de l'activité des phénomènes

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Suisse :
La reconstitution des tempêtes destructrices au cours des 500 dernières années sur le Plateau suisse montre qu'elles surviennent avec un intervalle moyen de 15 ans environ. Mais, des variations importantes sont observées : aucune tempête sévère n'est survenue entre 1562 et 1605 et une pause encore plus longue est apparue entre 1787 et 1841. Néanmoins, chaque siècle a été marqué par une violente tempête et on en dénombre au moins trois au 20e siècle (février 1967, février 1990 et décembre 1999).
Utilisation de documents historiques. Paul 2002 - A
   France :
Une étude basée sur l'utilisation de données de pression pour le calcul du vent géostrophique (Generoso, 2000) portant sur la période 1950-1999 a montré que la méthode permettait de retrouver 95 % des tempêtes et la totalité des fortes tempêtes. Elle révèle également que le nombre et l'intensité des tempêtes ont peu évolué à la fin du XXe siècle et qu'elles ont atteint le niveau qui était le leur en début de période. Ceci recoupe des études allemandes et nordiques (Planton et Bessemoulin, 2000).
   Pour l'étude des tempêtes historiques, il est possible d'utiliser des données de pression et en dériver une vitesse de vent, en utilisant l'hypothèse géostrophique (équilibre entre force de pression et force de Coriolis ; on parle alors de « vent géostrophique »). Bessemoulin 2002 - E 


Observations

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Europe & Alpes :
L’activité des tempêtes dans la région de l'Atlantique Nord à l'Europe occidentale a connu des fluctuations décennales ou à des échelles de temps plus importantes, avec des différences saisonnières et régionales considérables (en particulier entre l'hiver et l'été, et entre le secteur Iles britannique - Mer du Nord et d'autres parties de la région). Dans les régions de la mer du Nord et des Alpes, il y a eu une augmentation notable de la fréquence d'occurrence de forts vents géostrophiques entre le milieu et la fin du XXe siècle. Les résultats montrent également que, en saison froide (décembre-mars), la relation NAO-tempêtes est significativement positive dans la partie centre-nord de cette région, mais négative dans la partie sud-sud-est.
Cette étude analyse les valeurs extrêmes de la vitesse des vents géostrophiques dérivées d'observations sub-quotidiennes de pression surface sur 13 sites dans la région européenne de la péninsule ibérique à la Scandinavie pour la période de 1878 ou plus tard à 2007. Elle étend des études antérieures sur l’activité des tempêtes dans la région Atlantique-Européenne du nord-est. Elle aborde également brièvement la relation entre la fréquence des tempêtes et l'Oscillation Nord Atlantique (NAO). Wang & al. 2011 - A
Région Rhône-Alpes (France) :
D'après le rapport de Météo-France réalisé dans le cadre des travaux préparatoires au Schéma Climat-Air-Energie (SRCAE) de la région Rhône-Alpes, aucune tendance n’est observée sur les dernières décennies concernant le nombre où l’intensité des tempêtes.
Les données utilisées sont issues des points de mesure de la température et de la pluviométrie du réseau de Météo-France pour lesquels on dispose des moyennes mensuelles de ces paramètres météorologiques pour la période 1971-2000. Météo-France 2010 - R: SRCAE-RA
Zurich :
Les auteurs ont trouvé une moyenne de 0,21 jours par an avec des vitesses maximales quotidiennes des rafales de vent d'au-moins 30 m s−1 pour la période Janvier 1891–1929, 0,85 jours par an pour la seconde période 1930–1968, et 2,51 jours par an pour la troisième période 1969–2007.

Suisse :
Cette étude montre une augmentation des dommages causés par les tempêtes hivernales, à la fois en quantité et en fréquence (confirmant Bütikofer, 1987; Münchner Rück, 2001; WSL and BUWAL, 2001; Schelhaas et al., 2003). [See Intensity]

Europe Centrale :
Les résultats de cette étude d'une augmentation de l'activité des tempêtes depuis les années 1960 correspond bien aux mesures de pression des quatre stations d'Europe Centrale Kremsmünster, Vienne, Karlov, et Prague (Matulla et al., 2008). Les changements observés dans la vitesse maximale des rafales de vent sur la période étudiée pose la question des observations comparatives en Europe Centrale et des possibles causes météorologiques. L'occurrence temporelle de l'activité des tempêtes en Autriche et en République Tchèque (Matulla et al., 2008) couvrant la période de la fin du 19ème siècle aux années 1990 ressemble fort à l'occurrence des maximales à Zurich. En Autriche, plusieurs tempêtes hivernales extrêmes en 2007 et 2008 ont produit les dommages aux forêts les plus importants depuis 60 ans (Steyrer et al., 2008).
Les auteurs analysent les dommages sévères causés par les tempêtes hivernales depuis la fin des années 1850 dans les forêts suisses sur la base des rares données disponibles concernant le potentiel de dommages, la susceptibilité au vent et l'intensité du vent. Pour le potentiel de dommages, des données sur les surfaces forestières et le volume en croissance par hectare ont été utilisés. De plus, les conditions météorologiques précédant la tempête ont été utilisées, i.e., les précipitations et les températures au-dessous ou au-dessus de zéro qui affectent la stabilité du sol et indirectement la susceptibilité des arbres au déracinement. Pour les variables de vent, la vitesse quotidienne maximale annuelle des rafales de vent a été sélectionnée dans les données de la station météorologique de Zurich, qui a s'est montrée être un bon indicateur de la sévérité des tempêtes dans une étude précédente (Usbeck et al., 2009). Usbeck & al. 2010 - A
Hémisphère Nord :
De nombreuses études récentes montrent des preuves que les fréquences et les caractéristiques des dépressions cycloniques ont changé dans le passé récent. Les différences entre les évaluations des tendances dépendent des limites spécifiques du domaine choisi. Un résultat global est un déplacement vers le nord des trajectoires des tempêtes aux latitudes moyennes. Les résultats sont également sensibles à la fois au choix du système de trajectoires et au jeu de données de réanalyse. D’après cette revue bibliographique, il semble y avoir un réel consensus sur les constatations suivantes : Deux régions distinctes de forte activité cyclonique peuvent être détectées dans les données de réanalyse et dans les modèles, l'un dans le Pacifique Nord et l'autre au-dessus de l'Atlantique Nord, avec un centre secondaire sur la Méditerranée. La représentation de ce dernier centre dépend notamment de la résolution spatiale des données et du modèle considéré.
 Cette étude passe en revue les connaissances actuelles sur l'occurrence à grande échelle des dépressions ("cyclones extratropicaux"), leur identification et le suivi de leur trajectoire à partir des données globales avec les méthodes les plus récentes. De nombreuses études de l'activité des cyclones ont été menées au cours des dernières années. Cette augmentation de l'intérêt de la communauté scientifique est en partie due à la disponibilité des gros jeux de données homogénéisées pour la période instrumentale, qui, en conjonction avec les schémas numériques pour l'identification des cyclones et la quantification de leur activité permettent des études détaillées qui n'étaient pas possibles auparavant. En outre, de nombreuses simulations globales (GCM) ont récemment été produites à la fois pour le climat actuel et les scénarios climatiques. Leur évaluation à l'égard de l'activité des cyclones peut en principe servir à accroître la confiance dans les effets simulés de l’augmentation du forçage des gaz à effet de serre sur le climat des latitudes moyennes. Ulbrich & al. 2009 - A
Europe centrale – Nord des Alpes :
Les vents géostrophiques les 5% les plus forts et les 1% les plus forts (95e et 99e percentiles) étaient relativement élevés au cours de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, après quoi ils se sont quelque peu stabilisés, pour augmenter à nouveau à la fin du XXe siècle. La diminution se produit soudainement en Europe centrale et sur plusieurs décennies dans le nord de l'Europe. La hausse ultérieure est plus prononcée en Europe du nord-ouest, et plus lente et régulière en Europe centrale. La climatologie des tempêtes en Europe a connu des changements significatifs tout au long des 130 dernières années et comprend d'importantes variations sur une échelle de temps quasi décennale. Les années les plus récentes présentent des conditions moyennes ou calmes, étayant les hypothèses des études antérieures avec de nouvelles preuves. Mises à part quelques dissemblances, un accord général entre les régions étudiées semble être la caractéristique la plus importante.
Les statistiques annuelles et saisonnières des caractéristiques locales de pression atmosphérique ont déjà été utilisées comme indicateurs de la fréquence des tempêtes dans le Nord de l'Europe. Cette étude présente une mise à jour de ces procurations pour l'Europe du Nord et une analyse sans précédent pour l'Europe centrale qui, ensemble, étend considérablement les connaissances actuelles sur la fréquence des tempêtes européenne. Les calculs sont réalisés pour trois ensembles de stations, situées dans le Nord-Ouest, du Nord et en Europe centrale. Les résultats tirés des différences spatiales (vents géostrophiques) et des changements de pression par 24 h aux stations se soutiennent mutuellement. Matulla & al. 2008 - A
France :
Il ne semble pas exister actuellement d'indications d'une augmentation statistiquement significative de la fréquence ou de l'intensité des tempêtes.
  André & al. 2000 - A
France :
En identifiant les périodes où au moins 5 % d'un nombre constant de stations françaises ont relevé un vent maximal journalier supérieur à 100 km/h, Dreveton (2002) a pu sélectionner 734 épisodes de vent fort sur la période 1950-1999, soit une moyenne de 14,7 par an. L'utilisation d'un seuil de 20 % des stations a permis d'isoler 71 fortes tempêtes sur cette période, soit 1,4 par an. Le nombre d'épisodes de vent fort présente une forte variabilité interannuelle (7 en 1968, 26 en 1962), ainsi que celui des fortes tempêtes (0 en 1989, 1993 et 1998, 5 en 1965), mais l'étude ne met pas en évidence de tendance significative sur les 50 ans.
 Synthèse bibliographique Bessemoulin 2002 - E


Modélisations

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Région Rhône-Alpes (France) :
D'après le rapport de Météo-France réalisé dans le cadre des travaux préparatoires au Schéma Climat-Air-Energie (SRCAE) de la région Rhône-Alpes, aucune tendance n’est observée sur les dernières décennies concernant le nombre où l’intensité des tempêtes. Les projections effectuées jusqu’à présent ne suggèrent pas de modification du nombre ou de l’intensité des tempêtes pour le siècle à venir.
 Les données utilisées sont issues des points de mesure de la température et de la pluviométrie du réseau de Météo-France pour lesquels on dispose des moyennes mensuelles de ces paramètres météorologiques pour la période 1971-2000. Le rapport s’appuie également sur une analyse bibliographique pour faire ressortir les principales évolutions attendues du climat en Rhône-Alpes au XXIème siècle. Météo-France 2010 - R: SRCAE-RA
Hémisphère Nord :
De nombreuses études récentes montrent des signes de changement futur dans l'activité cyclonique sous l’effet du changement climatique anthropique. Un résultat important issu d’un ensemble de modèles différents forcés avec différentes concentrations de gaz à effet de serre est que le nombre de cyclones extrêmes (pression au cœur inférieure à 970 hPa) augmente en hiver, alors que le nombre total de cyclone est légèrement réduit à la fois dans l’hémisphère nord et l’hémisphère sud. Selon leur procédure simple d'identification basée sur les minima de pression moyenne au niveau de la mer, le signal augmente vers la fin du 21e siècle, ce qui corrobore la sensibilité du signal au scénario choisi. Une baisse générale du nombre total de cyclones à l'échelle hémisphérique est confirmée dans d'autres études, tout comme l'augmentation du signal avec l’intensité du forçage du aux gaz à effet de serre. L’accroissement hémisphérique du nombre d’événements extrêmes suggéré par certains auteurs n’est cependant pas un résultat général. Au contraire, plusieurs études soulignent qu’une intensité accrue des cyclones n’est détectée que pour des zones limitées. D’après cette revue bibliographique, il semble y avoir un consensus réel sur les constatations suivantes : Dans des conditions du changement climatique anthropique, le nombre total de cyclones est réduit en hiver, mais dans certaines régions (sur l'Atlantique du nord-est et les îles Britanniques et dans le Pacifique Nord) le nombre de cyclones intenses augmente dans la plupart des modèles. En moyenne dans l'hémisphère nord, une augmentation du nombre de cyclones extrêmes n’est trouvée que lorsque les «extrêmes» sont définis en termes de pression au cœur du vortex, alors qu'il y a une diminution dans plusieurs modèles lorsque les «extrêmes» sont définis d’après la pression de surface de Laplace ou d’après la vorticité autour du cœur
.
 Cette étude passe en revue les connaissances actuelles sur l'occurrence à grande échelle des dépressions ("cyclones extratropicaux"), leur identification et le suivi de leur trajectoire à partir des données globales avec les méthodes les plus récentes. De nombreuses études de l'activité des cyclones ont été menées au cours des dernières années. Cette augmentation de l'intérêt de la communauté scientifique est en partie due à la disponibilité des gros jeux de données homogénéisées pour la période instrumentale, qui, en conjonction avec les schémas numériques pour l'identification des cyclones et la quantification de leur activité permettent des études détaillées qui n'étaient pas possibles auparavant. En outre, de nombreuses simulations globales (GCM) ont récemment été produites à la fois pour le climat actuel et les scénarios climatiques. Leur évaluation à l'égard de l'activité des cyclones peut en principe servir à accroître la confiance dans les effets simulés de l’augmentation du forçage des gaz à effet de serre sur le climat des latitudes moyennes. Ulbrich & al. 2009 - A

Europe :
En Europe, le changement climatique va se traduire par des tempêtes hivernales plus nombreuses et plus violentes, et par une augmentation des dommages à long terme. Les travaux conjugués de l'EPFZ et de Swiss Re indiquent une tendance claire : pour la période 1975 à 2085, les tempêtes hivernales provoqueront en Europe une augmentation de la charge des sinistres de 16% à 68% (en moyenne : 116% au Danemark, 114% en Allemagne, 95% en Suède, 80% en Belgique, 47% en France et 35% en Grande-Bretagne), avec un impact plus prononcé pour les événements rares et lourds de conséquences qui sont normalement réassurés.

Plus l'événement est rare et plus l'augmentation attendue des dommages est forte. L'impact varie en fonction des pays et de l'ampleur des tempêtes en question . C'est-à-dire que l'intensité des tempêtes n'augmentera pas uniformément dans tous les pays. Leurs trajectoires se déplaçant elles aussi, il est possible que certaines zones soient plus touchées que d'autres. Les écarts existant par rapport aux résultats moyens relevés dans les différents pays sont considérables. Pour l'Allemagne, on table par exemple sur un impact quasiment trois fois plus important que la moyenne européenne.

Les couvertures de réassurance contre les tempêtes hivernales en Europe sont généralement souscrites sur la base d'un événement survenant tous les 100 ou 200 ans. Ces tranches hautes sont touchées beaucoup plus fortement par l'augmentation attendue des dommages que les tranches basses. Concernant les dommages survenant en Europe avec une période de récurrence de 100 ans, qui s'élèvent actuellement à 21 milliards EUR, l'étude prévoit une augmentation annuelle de près de 200 millions EUR. Une progression de 2 milliards EUR en 10 ans correspond à une croissance d'environ 10 pour cent par rapport aux dommages actuels. Le tableau est encore plus éloquent s'agissant des dommages enregistrés tous les 200 ans.

 
 

L'étude avait pour but d'analyser les conséquences du changement climatique sur les tempêtes hivernales en Europe et de quantifier l'effet sur les dommages assurés. A cette fin, des experts des risques naturels de Swiss Re et des scientifiques de l'EPFZ ont associé plusieurs modèles climatiques à un modèle de dommages, sur la période 1975-2085. (La période de 110 années conespond à la pratique scientifique. Les simulations climatiques comparent les pénodes 1961-1990 et 2071-2100).

Pour cette étude, les climatologues ont utilisé trois modèles climatiques à l'échelle régionale et deux modèles à l'échelle mondiale. Cela explique la marge des prévisions relatives aux dommages attendus. Il est cependant important de noter que tous les modèles ont généré une tendance claire et des résultats homogènes.

Swiss Re 2006 - E
Europe :
La modélisation des tempêtes hivernales laisse supposer une fréquence accrue des flux de Sud en provenance de la Méditerranée et des violentes tempêtes comme Lothar (Beniston 2004).
  Bravard 2006 - P


Hypothèses

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Suisse :
On ne peut encore rien affirmer au sujet des tempêtes ou de la grêle, car l’influence du changement climatique sur ce genre d’événements est encore mal connue.
  Frei & Widmer 2007 - E
  Monde/France :
D'après André et al. (2000) : « Il n'est pas démontré que les événements météorologiques récents (tempêtes de 1999) soient le signe d'un changement climatique, mais quand le changement climatique sera pleinement perceptible, il est très vraisemblable qu'il puisse s'accompagner d'une augmentation des événements extrêmes. ».
    ONERC 2005 - R

 

 

 


SAISONNALITÉ
DES TEMPÊTES

Reconstitutions de l'activité des phénomènes

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
    Suisse :
Entre 1500 et 1960, la plupart des tempêtes se sont produites en décembre, les plus extrêmes se produisent cependant en janvier et février.
     OcCC 2003 - R


Observations

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
    France :
Si des tempêtes violentes peuvent se produire en toutes saisons, la période où les vents sont les plus forts s'étend d'octobre à mars sur la majeure partie du pays.
    Synthèse bibliographique Bessemoulin 2002 - E


Modélisations

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
   Hémisphère Nord :
De nombreuses études récentes montrent des signes de changement futur dans l'activité cyclonique sous l’effet du changement climatique anthropique. Un résultat important issu d’un ensemble de modèles différents forcés avec différentes concentrations de gaz à effet de serre est que le nombre de cyclones extrêmes (pression au cœur inférieure à 970 hPa) augmente en hiver, alors que le nombre total de cyclone est légèrement réduit à la fois dans l’hémisphère nord et l’hémisphère sud. Selon leur procédure simple d'identification basée sur les minima de pression moyenne au niveau de la mer, le signal augmente vers la fin du 21e siècle, ce qui corrobore la sensibilité du signal au scénario choisi. Une baisse générale du nombre total de cyclones à l'échelle hémisphérique est confirmée dans d'autres études, tout comme l'augmentation du signal avec l’intensité du forçage du aux gaz à effet de serre. L’accroissement hémisphérique du nombre d’événements extrêmes suggéré par certains auteurs n’est cependant pas un résultat général. Au contraire, plusieurs études soulignent qu’une intensité accrue des cyclones n’est détectée que pour des zones limitées. D’après cette revue bibliographique, il semble y avoir un consensus réel sur les constatations suivantes : Dans des conditions du changement climatique anthropique, le nombre total de cyclones est réduit en hiver, mais dans certaines régions (sur l'Atlantique du nord-est et les îles Britanniques et dans le Pacifique Nord) le nombre de cyclones intenses augmente dans la plupart des modèles. En moyenne dans l'hémisphère nord, une augmentation du nombre de cyclones extrêmes n’est trouvée que lorsque les «extrêmes» sont définis en termes de pression au cœur du vortex, alors qu'il y a une diminution dans plusieurs modèles lorsque les «extrêmes» sont définis d’après la pression de surface de Laplace ou d’après la vorticité autour du cœur
.
    Cette étude passe en revue les connaissances actuelles sur l'occurrence à grande échelle des dépressions ("cyclones extratropicaux"), leur identification et le suivi de leur trajectoire à partir des données globales avec les méthodes les plus récentes. De nombreuses études de l'activité des cyclones ont été menées au cours des dernières années. Cette augmentation de l'intérêt de la communauté scientifique est en partie due à la disponibilité des gros jeux de données homogénéisées pour la période instrumentale, qui, en conjonction avec les schémas numériques pour l'identification des cyclones et la quantification de leur activité permettent des études détaillées qui n'étaient pas possibles auparavant. En outre, de nombreuses simulations globales (GCM) ont récemment été produites à la fois pour le climat actuel et les scénarios climatiques. Leur évaluation à l'égard de l'activité des cyclones peut en principe servir à accroître la confiance dans les effets simulés de l’augmentation du forçage des gaz à effet de serre sur le climat des latitudes moyennes. Ulbrich & al. 2009 - A


Hypothèses

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
           

 

 

 


LOCALISATION
DES TEMPÊTES

Reconstitutions de l'activité des phénomènes

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
           


Observations

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
           


Modélisations

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Europe :
Dans le contexte du climat futur en Europe Centrale, on prédit une augmentation des tempêtes extrêmes (e.g., Rockel and Woth, 2007; Leckebusch et al., 2008a,b; Pinto et al., 2009), à la fois pour la vitesse maximale des événements extrêmes (Leckebusch et al., 2006) et pour leur extension spatiale (Leckebusch et al., 2008a).
 Revue bibliographique Usbeck & al. 2010 - A
   Hémisphère Nord :
De nombreuses études récentes montrent des signes de changement futur dans l'activité cyclonique sous l’effet du changement climatique anthropique. Un résultat important issu d’un ensemble de modèles différents forcés avec différentes concentrations de gaz à effet de serre est que le nombre de cyclones extrêmes (pression au cœur inférieure à 970 hPa) augmente en hiver, alors que le nombre total de cyclone est légèrement réduit à la fois dans l’hémisphère nord et l’hémisphère sud. Selon leur procédure simple d'identification basée sur les minima de pression moyenne au niveau de la mer, le signal augmente vers la fin du 21e siècle, ce qui corrobore la sensibilité du signal au scénario choisi. Une baisse générale du nombre total de cyclones à l'échelle hémisphérique est confirmée dans d'autres études, tout comme l'augmentation du signal avec l’intensité du forçage du aux gaz à effet de serre. L’accroissement hémisphérique du nombre d’événements extrêmes suggéré par certains auteurs n’est cependant pas un résultat général. Au contraire, plusieurs études soulignent qu’une intensité accrue des cyclones n’est détectée que pour des zones limitées. D’après cette revue bibliographique, il semble y avoir un consensus réel sur les constatations suivantes : Dans des conditions du changement climatique anthropique, le nombre total de cyclones est réduit en hiver, mais dans certaines régions (sur l'Atlantique du nord-est et les îles Britanniques et dans le Pacifique Nord) le nombre de cyclones intenses augmente dans la plupart des modèles. En moyenne dans l'hémisphère nord, une augmentation du nombre de cyclones extrêmes n’est trouvée que lorsque les «extrêmes» sont définis en termes de pression au cœur du vortex, alors qu'il y a une diminution dans plusieurs modèles lorsque les «extrêmes» sont définis d’après la pression de surface de Laplace ou d’après la vorticité autour du cœur
.
   Cette étude passe en revue les connaissances actuelles sur l'occurrence à grande échelle des dépressions ("cyclones extratropicaux"), leur identification et le suivi de leur trajectoire à partir des données globales avec les méthodes les plus récentes. De nombreuses études de l'activité des cyclones ont été menées au cours des dernières années. Cette augmentation de l'intérêt de la communauté scientifique est en partie due à la disponibilité des gros jeux de données homogénéisées pour la période instrumentale, qui, en conjonction avec les schémas numériques pour l'identification des cyclones et la quantification de leur activité permettent des études détaillées qui n'étaient pas possibles auparavant. En outre, de nombreuses simulations globales (GCM) ont récemment été produites à la fois pour le climat actuel et les scénarios climatiques. Leur évaluation à l'égard de l'activité des cyclones peut en principe servir à accroître la confiance dans les effets simulés de l’augmentation du forçage des gaz à effet de serre sur le climat des latitudes moyennes. Ulbrich & al. 2009 - A


Hypothèses

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
     
     
     
     

 

 

 


RETOURS D'EXPÉRIENCES

 
Retours d'expérience
Objectifs
Etat d'avancement /enseignements
Références
       
       
       
       

 

 

 


RECOMMANDATIONS

 
Recommandations
Remarques
Destinataires
Références
       
       

 

Légende des références biblio :
- A : Article (revue à comité de lecture)
- C : Commentaire
- E : Etude scientifique (non publiée)
- P : Proceedings
- R : Rapport
- Re : Retour d'expérience
- T : Thèse
- W : Site Internet

 


Europe

Alpine Space ClimChAlp ONERC
ONERC
Rhône-Alpes PARN

Portail Alpes-Climat-Risques   |   PARN 2007–2017   |  
Mentions légales