Pôle Alpin Risques Naturels (PARN) Alpes–Climat–Risques Avec le soutien de la Région Rhône-Alpes (2007-2014)
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Compilation des connaissances 1.1.1
Températures : Monde, Europe et France





Compilation bibliographique par types de connaissance
Mise à jour : Février 2015


Reconstitutions paléoclimatiques

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Monde :
Les reconstructions de la température en surface à l’échelle continentale font apparaître, avec un degré de confiance élevé, des intervalles de plusieurs décennies pendant la période d’anomalie climatique médiévale (années 950 à 1250) au cours desquels la température était, dans certaines régions, aussi élevée qu’à la fin du XXe siècle. Ces intervalles chauds à l’échelle régionale ne se sont pas produits de manière aussi cohérente dans les différentes régions que le réchauffement constaté à la fin du XXe siècle (degré de confiance élevé).
À partir des reconstructions, on peut affirmer, avec un degré de confiance moyen, que, sur les trois dernières décennies, le recul de la banquise arctique en été était sans précédent et que les températures de surface de la mer en Arctique étaient anormalement élevées, au moins dans le contexte des 1 450 dernières années.
Résumé à l'intention des décideurs (RID) [voir aussi les sections 'Observations' et 'Projections'].

Des reconstructions effectuées à partir d’archives paléoclimatiques permettent d’étendre certains enregistrements sur plusieurs centaines voire plusieurs millions d’années vers le passé. L’ensemble de ces données fournit une vision globale de la variabilité et des changements à long terme de l’atmosphère, de l’océan, de la cryosphère et de la surface des terres émergées.

IPCC 2013 - R: WG1 SPM

Europe :
La comparaison de la reconstruction de l’indice de l'Oscillation Atlantique Multidecadale (AMO) [Gray et al., 2004] et des enregistrements de température de l'air instrumentales homogénéisées pour les Alpes depuis 1765 [Auer et al., 2007] montre que les variations multidécennales de ces variables sont à peu près en phase. D’importants minima locaux des températures de l'air vers 1820, 1910 et 1970 correspondent des faibles valeurs de l’indice AMO. Le réchauffement après 1850, qui a contribué à la fin du Petit Âge Glaciaire en Europe centrale, est simultané avec une phase haute de l'AMO.
Analyse bibliographique

Huss & al. 2010a - A

Monde :
Les changements climatiques observés et prévus sont sont en train de dépasser la marge de variabilité de l'Holocène.
Synthèse bibliographique

Gruber & Haeberli 2007 - A

Hémisphère Nord :
Les températures moyennes dans l’hémisphère Nord au cours de la deuxième moitié du 20e siècle ont été très certainement plus chaudes que tout autre période de 50 ans au cours des 500 dernières années et sûrement la période la plus chaude des 1300 dernières années.
 

IPCC 2007 - R: SPM


Observations

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Monde / France :
Les observations de température à la surface de la Terre réalisées depuis 1850 et les observations tant atmosphériques qu’océaniques qui se sont multipliées au cours des dernières décennies donnent l’image cohérente d’un réchauffement climatique sans équivoque depuis le milieu du XXe siècle.

→ Détails pourl'échelle mondiale...
Les changements dans l’état moyen du système climatique

Depuis le milieu du XXe siècle, les observations par radiosondages et par satellites montrent que la partie basse de l’atmosphère s’est aussi réchauffée et que la stratosphère s’est refroidie. Une évaluation précise des tendances se heurte toutefois aux difficultés de reconstruction évoquées en introduction. Les écarts sur les tendances restent importants en dehors des régions des latitudes extratropicales de l’hémisphère Nord.

Le constat d’un ralentissement du réchauffement sur les quinze dernières années peut être fait [...], tant à l’échelle planétaire qu’à celle de notre pays. Mais d’ores et déjà, force est de constater que, comme l’ont affirmé les experts du Giec et comme l’Organisation météorologique mondiale l’a rappelé dans son rapport sur le climat de la première décennie du XXIe siècle (OMM, 2013), celle-ci a été la plus chaude de toutes les décennies qui se sont succédé depuis la mise en place des systèmes modernes de relevé des températures instrumentales, et donc depuis 1850.

Depuis le milieu du XXe siècle, les observations par radiosondages et par satellites montrent que la partie basse de l’atmosphère s’est aussi réchauffée et que la stratosphère s’est refroidie. Une évaluation précise des tendances se heurte toutefois aux difficultés de reconstruction évoquées en introduction. Les écarts sur les tendances restent importants en dehors des régions des latitudes extratropicales de l’hémisphère Nord.

Les changements dans les extrêmes climatiques


À l’échelle mondiale Le réchauffement global observé depuis 1850 ne concerne pas seulement la moyenne, mais bien toute la distribution statistique des températures. Aux extrémités de celle-ci se trouvent les événements les plus rares, les extrêmes froids et chauds. Mécaniquement, on s’attend à ce qu’un décalage de la distribution vers un climat plus chaud rende les extrêmes froids moins probables et les extrêmes chauds plus probables ; c’est bien ce que l’on observe.

Le dernier rapport du Giec (2013) confirme une hausse significative du nombre de jours chauds depuis 1950 et, symétriquement, une baisse du nombre de jours froids. Les résultats se déclinent aux échelles régionales, même si la disponibilité des mesures ne permet pas de conclure partout, notamment en Afrique. En parallèle, on observe une tendance globale à battre davantage de records quotidiens et mensuels chauds que froids, en particulier en Europe (Wergen et al., 2014). L’évolution globale des caractéristiques d’événements extrêmes d’une durée de plusieurs jours consécutifs va dans le même sens : les vagues de chaleur ont tendance à être plus fréquentes, plus intenses ou plus longues, tandis que le nombre de vagues de froid a significativement diminué depuis 1950.


Ce réchauffement se manifeste aussi à l’échelle de la France métropolitaine où il s’accompagne d’une augmentation sensible de la sévérité des sécheresses depuis la fin des années 1980.
 
→ Détails pour la France...
Les changements dans l’état moyen du système climatique

Il apparaît clairement que la variabilité interannuelle, mais aussi décennale et multidécennale, de la température est beaucoup plus importante à l’échelle de notre pays qu’à l’échelle mondiale. Cependant, l’évolution des moyennes décennales suffit à illustrer la similarité de l’évolution de la température sur l’ensemble de la période avec une première phase de réchauffement au début du siècle, suivie d’un palier des années 1940 aux années 1970, puis à nouveau une phase de réchauffement. Le réchauffement est pour la France de l’ordre de 1,3 °C sur la période 1901-2012, donc supérieur à celui de la planète.

Les changements dans les extrêmes climatiques

Comme à l’échelle mondiale, en France, le nombre de jours chauds a augmenté et le nombre de jours froids a diminué au cours de la deuxième moitié du XXe siècle (Moisselin et Dubuisson, 2006). L’étude réalisée montre notamment que 80 % des séries d’observations analysées sur cette période présentent une hausse du nombre de jours de vagues de chaleur avec, en particulier, une augmentation d’au moins un jour par décennie pour un quart des séries. La diminution des extrêmes froids se traduit par une diminution du nombre de jours de gel de plus de 3 jours par décennie pour la moitié des séries. Par ailleurs, on observe une baisse du nombre de jours de vagues de froid au cours de la même période.

Si la canicule d’août 2003 illustre bien ces tendances de long terme, les récentes vagues de froid hivernales (hiver 2009-2010, décembre 2010, février 2012) pourraient paraître incompatibles avec les tendances observées. C’est le coeur de la problématique « signal sur bruit » : même dans un climat qui se réchauffe, la variabilité interne, responsable des événements extrêmes, reste capable de produire ponctuellement des épisodes froids. Mais ces épisodes sont modulés par le réchauffement de long terme : compte tenu de ses conditions synoptiques, l’hiver 2009-2010 aurait dû être aussi froid que les hivers glaciaux de 1939-1940 et 1962-1963 (Ouzeau et al., 2011). De même, l’année 2011 n’aurait pas été le record chaud en France sans le réchauffement de long terme (Cattiaux etYiou, 2012). ..

Certaines tendances, concernant notamment la plupart des événements extrêmes, sont indiscernables de la variabilité climatique des échelles décennale à multidécennale. Cependant, l’attribution de l’essentiel du réchauffement en surface du dernier demi-siècle aux activités humaines ne fait quasiment plus aucun doute et l’empreinte anthropique est détectable dans nombre de tendances observées dans les différentes composantes du système climatique sur la même période. L’interprétation du ralentissement du réchauffement sur les quinze dernières années reste un enjeu de recherche dont les premières conclusions commencent à se dessiner.
Synthèse bibliographique [sont notamment confrontées l'évolution de la température planétaire moyenne annuelle en surface et celle de la France métropolitaine depuis 1900].

Planton & al. 2015 - A

France:
A new dataset of monthly homogeneous series of temperature has been produced by Météo-France. It provides an unprecedented coverage of the metropolitan territory,with 228 minimum and 251 maximum temperature series of high quality. It allows a robust estimate of the French temperature evolution from the 1950s to the late 2000s. This new dataset is consistent with both a former set of French series covering the 20th century and international datasets, in term of trends and interannual variability. However, it provides a more precise diagnosis at local scale. From 1959 to 2009, the mean warming over France (+0.3 °C per decade) is mainly explained by spring and summer temperatures increase. It is greater than the one experienced over the 20th century (+0.1 °C per decade), due to an acceleration of the warming since the 1970s.
 

Gibelin & al. 2014 - A

Monde :
Chacune des trois dernières décennies a été successivement plus chaude à la surface de la Terre que toutes les décennies précédentes depuis 1850. Les années 1983 à 2012 constituent probablement la période de 30 ans la plus chaude qu’ait connue l’hémisphère Nord depuis 1 400 ans (degré de confiance moyen).
 
→ Détails...
La tendance linéaire de la moyenne globale des données de température de surface combinant les terres émergées et les océans indique un réchauffement de 0,85 [0,65 à 1,06] °C au cours de la période 1880–2012, pour laquelle il existe plusieurs jeux de données indépendants. L’augmentation totale de la moyenne entre la période 1850-1900 et la période 2003-2012 est de 0,78 [0,72 à 0,85] °C, en s’appuyant sur l’ensemble de données le plus long disponible.

Sur la plus longue période pour laquelle le calcul relatif aux tendances régionales est suffisamment exhaustif (1901- 2012), la quasi-totalité de la surface du globe a connu un réchauffement.

La température moyenne à la surface du globe présente une grande variabilité aux échelles décennale et interannuelle), qui se superpose à un réchauffement multidécennal considérable. En raison de la variabilité naturelle, les tendances calculées sur des séries courtes sont très sensibles à la date de début et de fin de la période considérée, et ne reflètent généralement pas les tendances climatiques de long terme.

Il est quasiment certain qu’à l’échelle mondiale, la troposphère s’est réchauffée depuis le milieu du XXe siècle. Des observations plus complètes permettent d’associer un degré de confiance plus élevé aux estimations des changements de température troposphérique dans la partie extratropicale de l’hémisphère Nord qu’ailleurs. Le degré de confiance concernant la rapidité du réchauffement et sa structure verticale dans la troposphère extratropicale de l’hémisphère Nord est moyen, et faible ailleurs.

Des changements concernant de nombreux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes ont été observés depuis environ 1950. Il est très probable que le nombre de journées et de nuits froides a diminué et que le nombre de journées et de nuits chaudes a augmenté à l’échelle du globe. Il est probable que la fréquence des vagues de chaleur a augmenté sur une grande partie de l’Europe, de l’Asie et de l’Australie.

Il est extrêmement probable que plus de la moitié de l’augmentation observée de la température moyenne à la surface du globe entre 1951 et 2010 est due à l’augmentation anthropique des concentrations de gaz à effet de serre et à d’autres forçages anthropiques conjugués. L’estimation la plus probable de la contribution humaine au réchauffement est semblable au réchauffement observé sur cette période.
 
→ Détails...
La contribution des gaz à effet de serre au réchauffement moyen en surface se situe probablement entre 0,5 °C et 1,3 °C au cours de la période 1951−2010, les contributions des autres forçages anthropiques, y compris l’effet refroidissant des aérosols, se situant probablement entre −0,6 °C et 0,1 °C. La contribution des forçages naturels se situe probablement entre −0,1 °C et 0,1 °C, et celle de la variabilité naturelle interne probablement entre −0,1 °C et 0,1 °C. La somme de ces contributions estimées est cohérente avec le réchauffement observé d’environ 0,6 à 0,7 °C, au cours cette période.

Dans toutes les régions continentales à l’exception de l’Antarctique, il est probable que les forçages anthropiques ont contribué fortement à l’augmentation des températures en surface depuis le milieu du XXe siècle.

Il est très probable que l’influence anthropique, en particulier sur les gaz à effet de serre et l’appauvrissement de la couche d’ozone stratosphérique, a entraîné une structure de réchauffement troposphérique détectable dans les observations et un refroidissement associé dans la basse stratosphère depuis 1961.

Il est très probable que les forçages anthropiques ont nettement contribué à l’augmentation du contenu thermique de l’océan superficiel (0-700 m) observée depuis les années 1970. Des éléments suggèrent une influence humaine dans certains bassins océaniques.

Depuis la parution du SREX, les éléments suggérant une influence humaine sur les températures extrêmes sont devenus encore plus probants. Il est désormais très probable que l’influence humaine a contribué à des changements observés à l’échelle du globe relatifs à la fréquence et l’intensité des extrêmes journaliers de température depuis le milieu du XXe siècle, et probable que l’influence humaine a plus que doublé la probabilité d’occurrence des vagues de chaleur en certains endroits.

Sur la base de mesures directes du rayonnement solaire total, on peut affirmer avec un degré de confiance élevé que les changements de ce rayonnement solaire n’ont pas contribué au réchauffement de la planète au cours de la période allant de 1986 à 2008, période pour laquelle les mesures directes par satellite du rayonnement solaire total sont disponibles. Le cycle de variabilité solaire de 11 ans influe sur les fluctuations climatiques décennales dans certaines régions (degré de confiance moyen). Aucun lien robuste entre les changements de rayonnement cosmique et la nébulosité n’a été trouvé.
Résumé à l'intention des décideurs (RID).

Dans cette contribution au cinquième Rapport d’évaluation du GIEC (RE5), le Groupe de travail I (GTI) examine de nouveaux éléments concernant le changement climatique sur la base de nombreuses analyses scientifiques indépendantes d’observations du système climatique, d’archives paléoclimatiques, d’études théoriques des processus climatiques et de simulations à l’aide de modèles climatiques. Il s’appuie sur sa contribution au quatrième Rapport d’évaluation du GIEC (RE4) et incorpore de nouveaux résultats de recherche obtenus depuis.
 
→ Détails...
Les observations du système climatique s’appuient sur des mesures directes et sur la télédétection à partir de satellites ou d’autres plates-formes. À l’échelle mondiale, les observations de l’ère instrumentale ont débuté vers le milieu du XIXe siècle pour certaines variables telles que la température, les jeux de données d’observation étant plus complets et diversifiés à partir des années 1950.

Dans la contribution du Groupe de travail I au cinquième Rapport d’évaluation, l’incertitude est quantifiée en utilisant des intervalles d’incertitude à 90 %, sauf mention contraire. On s’attend à ce que l’intervalle d’incertitude à 90 %, indiqué entre crochets ait une probabilité de 90 % de couverture de la valeur estimée.

IPCC 2013 - R: WG1 SPM

France :
Un nouvel ensemble du changement climatique régional haute définition a été mis en place pour l’Europe dans le cadre de l’initiative EURO-CORDEX (World Climate Research Program Coordinated Regional Downscaling Experiment). Les premières simulations ont été mises en place pour les scénarii RCP4.5 et RCP8.5, avec une résolution horizontale de 12.5km. D’autres simulations sont attendues. Le but de cette étude est de présenter ces différents jeux de données aux communautés actives dans la modélisation climatique à échelle régionale, l’analyse des impacts et dans la gestion de l’adaptation. Les résultats de l’ensemble EURO-CORDEX ont été comparés aux résultats obtenus de la simulation SRES A1B, dans le cadre du projet ENSEMBLES. Les changements observés, sur le modèle à large échelle, dans la moyenne des températures et des précipitations sont similaires dans les 3 scénarii mais diffèrent à des échelles plus fines ; différences qui peuvent être expliquées par la résolution plus importante dans le projet EURO-CORDEX. Ces résultats renforcent ceux obtenus dans le cadre du projet ENSEMBLES mais nécessitent des recherches complémentaires. L’analyse des indices d’impact montre que pour RCP8.5, il existe une projection des changements de température plus importante que pour RCP4.5. La différence est moins prononcée pour les variations de précipitations. Les modèles de simulation climatique régionaux fournissent l’intensité des précipitations quotidiennes, qui manquent dans les simulations climatiques globales, et fournissent également d’importantes différences dans les variations climatiques de l’intensité des précipitations quotidiennes.
 

jacob & al 2013- A

Monde :
Les observations effectuées depuis 1950 indiquent que certaines valeurs extrêmes changent.

Il est très probable que le nombre de journées et de nuits froides a globalement diminué et que le nombre de journées et de nuits chaudes3 a globalement augmenté à l’échelle de la planète, c’est-à-dire sur la plupart des terres émergées pour lesquelles on détient suffisamment de données. Il est probable que ces changements sont également survenus à l’échelle continentale en Amérique du Nord, en Europe et en Australie. La tendance à la hausse des températures quotidiennes extrêmes bénéficie d’un degré de confiance moyen pour une grande partie de l’Asie. On estime avec un degré de confiance moyen que la durée ou le nombre de périodes chaudes, ou de vagues de chaleur, a progressé dans un grand nombre (mais pas la totalité) des régions du globe sur lesquelles on dispose de données suffisantes.

On a des raisons de penser que certains extrêmes ont varié sous l’effet des activités humaines, notamment en raison de la hausse des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
 
→ Détails...
Il est probable que les influences d’origine anthropique ont entraîné une élévation des températures minimales et maximales quotidiennes sur la planète. On estime avec un degré de confiance moyen qu’elles ont contribué à l’intensification des précipitations extrêmes à l’échelle du globe. Il est probable que les activités humaines ont favorisé l’accroissement des niveaux extrêmes des hautes eaux côtières dû à l’élévation du niveau moyen de la mer. L’attribution à une influence humaine de tout changement décelable dans l’activité des cyclones tropicaux ne bénéficie que d’un faible degré de confiance, pour diverses raisons: incertitudes qui entachent les relevés historiques, compréhension imparfaite des mécanismes physiques qui lient les paramètres des cyclones tropicaux au changement climatique et degré de variabilité de l’activité cyclonique. Il est délicat d’attribuer un phénomène extrême donné au changement climatique d’origine anthropique.
Synthèse bibliographique et avis autorisé.

Le degré de confiance attaché à ces changements dépend de la qualité et de la quantité des données disponibles et de l’existence d’analyses de ces données, qui varient selon la région et l’extrême en cause. Le fait d’attribuer un «faible degré de confiance» aux changements observés d’une variable particulière, à l’échelle régionale ou mondiale, n’implique ni n’exclut la possibilité d’une évolution de cette variable. Les phénomènes extrêmes étant rares par définition, on dispose de données limitées pour apprécier leur variation en fréquence ou en intensité. Plus un phénomène est rare, plus il est difficile d'en déceler les changements à long terme. Les tendances dans l’évolu-tion d’un extrême climatique donné à l’échelle du globe peuvent être plus fiables (températures extrêmes, par exemple) ou moins fiables (sécheresse, etc.) que les tendances régionales, selon l’uniformité géographique de l’évolution de cette valeur. Les paragraphes qui suivent traitent plus en détail de différents extrêmes climatiques, à partir des observations effectuées depuis 1950.

IPCC 2012 - R: SREX SPM

Europe :
Cette étude évalue les changements dans les dépassements des quantiles extrêmes conjoints de température et de précipitations pour un certain nombre de sites en Europe. La combinaison des modes froid/sec, froid/humide, chaud/sec et au chaud/humide révèle un changement systématique au cours du 20ème siècle, avec des baisses significatives de la fréquence d'apparition des modes «froids» et une forte hausse de celle des modes «chauds». Fait intéressant, ces changements sont synchrones indépendamment du lieu, aussi bien en régime climatique méditerranéen, continental ou maritime. Le changement de comportement de ces quatre modes est également accompagné de changements dans les conditions de température et de précipitations associées à chaque mode. Par exemple, la quantité moyenne de précipitations au cours des événements froids/humides diminue tandis qu’elle augmente lors des événements chauds/humides, même si la moyenne des précipitations dans la plupart des endroits ne montre aucune tendance significative. Même si les modes humides sont moins fréquents que les modes secs, ces changements marqués dans les quantités de précipitations signalent un probable effet de rétroaction entre les processus de surface, l'humidité du sol et l'intensité des précipitations.
L'utilisation des fonctions conjointes de densité de probabilité (PDF) donne un aperçu du comportement des modes particuliers de chaleur et d'humidité que l'analyse statistique de chaque variable prise individuellement ne permet pas. Par exemple, alors que dans certains cas, l’enregistrement des précipitations peut ne montrer aucune tendance particulière, de nouvelles conclusions émergent des statistiques quand les enregistrements de températures et de précipitations sont combinés pour intégrer les rétroactions entre la température et l'humidité.
 
→ Détails...
L’étude utilise des quantiles seuils de 25% et 75% afin de définir des modes particuliers de chaleur et d'humidité. Quatre modes sont étudiés, définis par des dépassements communs au-dessus ou en dessous de ces seuils ("froid/sec", "froid/humide", "chaud/sec" et "chaud/humide"). Neuf sites en Europe ont été sélectionnés pour l'interprétation statistique des données, choisis en fonction de la disponibilité des données sur de longues périodes et leur répartition dans les différentes zones climatiques. Ces stations appartiennent à trois zones climatiques qui peuvent être décrites comme méditerranéennes (Lisbonne, Lugano, et Madrid), maritime (Copenhague, Dublin, et Paris) et continental (Hanovre, Vienne et Zurich).

Beniston 2009b - A

Alpes :
Les Alpes présentent une plus grande variabilité que le reste de l’Europe, les « bruits de fond » sont parfois plus importants que la moyenne lissée globale. L’augmentation des températures observée à l’échelle globale semble être encore plus marquée pour l’arc alpin. Certaines stations de haute altitude montrent des augmentations jusqu’à + 1,5 / 2°C. Plusieurs facteurs expliquent cet état de fait, notamment un changement dans la fréquence d’occurrence des vents dominants et une réduction de la durée du manteau neigeux à basse ou à moyenne altitude, ce qui renforce l’effet de rétroaction positive sur les températures proches de la surface.

L’indice NAO semble être bien corrélé avec les valeurs de pression de l’air de surface en Suisse. Des anomalies de températures sont associées avec les fluctuations de la NAO. Quand la NAO est positive (depuis les années 1960), les champs de pression augmentent aussi dans les Alpes, ce qui se traduit par des anomalies positives des températures et négatives des précipitations, particulièrement en hiver.
 

Beniston 2007 - C1

France :
Ce sont surtout les températures minimales journalières qui ont augmenté quelque soit la saison (cf. thèse Olivier Mestre).
 

Bois 2007 - C1

Monde :
Le réchauffement du système climatique est sans équivoque, comme le montre clairement les observations d’augmentation des températures moyennes de l’air et de l’océan, la fonte généralisée de la neige et de la glace, et la montée globale du niveau des océans.

11 des 12 dernières années (1995-2006) se place au niveau des 12 années les plus chaudes dans les enregistrements instrumentaux de la température globale de surface depuis 1850. La tendance linéaire mise à jour (1906-2005) de 0,74°C est plus importante que la tendance linéaire du TAR (1901-2000) de 0,6°C. La tendance linéaire pour les 50 dernières années (0,13°C par décennie) est à peu près deux fois plus importante que celle pour les 100 dernières années. L’augmentation totale des températures depuis 1850-1899 jusqu’à 2001-2005 est de 0,76°C.

Des changements généralisés dans les extrêmes de températures ont été observés sur les 50 dernières années. Les jours froids, les nuits froides et les jours de gel ont été moins fréquents, alors que les jours chauds, les nuits chaudes et les vagues de chaleur sont devenus plus fréquents. Des observations mises à jour révèlent que l'amplitude thermique diurne (Diurnal Temperature Range) n’a pas changée de 1979 à 2004 car les températures des nuits et des journées ont augmenté à peu près à la même vitesse.
 

IPCC 2007 - R: SPM

France :
Concernant le changement climatique avéré dans les Alpes, on peut constater, grâce aux cartes et graphiques, que l'augmentation de la température moyenne annuelle est de l'ordre de 0,9°C sur la période 1901-2000 (équivalent à la moyenne de l'augmentation nationale), de même que l'augmentation de la moyenne annuelle de la température minimale journalière. En revanche, l'augmentation de la moyenne annuelle de la température maximale journalière est comprise entre 0,9 et 1,1°C, ce qui est supérieur à la moyenne nationale.
 

ONERC 2006 - W

France :
Sur la période 1900 - 2000, la France a connu une augmentation significative des températures minimales et maximales, entraînant une augmentation de la demande évaporative.
 

Legay et Mortier 2006 - A

France :
Les 70 séries homogénéisées de températures ont permis d'analyser le changement climatique en France [Moisselin et al., 2002]. Les résultats montrent un réchauffement marqué de l'ordre de 1 °C au cours du XXe siècle. Le réchauffement est plus marqué pour les températures minimales que pour les températures maximales. Il présente des disparités régionales (gradient de réchauffement est-ouest pour les minimales et nord-sud pour les maximales) et saisonnières (les minimales ont le plus augmenté en été, les maximales en automne). Le réchauffement constaté s'accélère à la fin des années 1980.

Sur la période 1951-2000, les indices sur les températures traduisent tous un réchauffement marqué. Si on se positionne par rapport à une partie des extrêmes analysés sur le XXe siècle par Easterling et al. [2000], les tendances sur la période 1951-2000 sont nettes pour des températures maximales plus élevées (les tendances varient de 0,15 à 0,3 °C/décennie), plus d'étés chauds (la hausse s'observe à la fois sur les températures minimales et les maximales en été), des températures minimales plus élevées (les tendances varient de 0,2 à 0,35 °C/décennie), moins de jours de gel (les tendances du nombre de jours de gel varient de - 0,3 j à - 5,8 j/décennie) ; et relativement nettes pour plus de vagues de chaleur, et moins de vagues de froid.

L'analyse sur les indices a également montré une augmentation de la variabilité des températures estivales. Enfin, sur un grand nombre d'indices l'année 2003 ressort nettement.
Homogénéisation des séries mensuelles selon la méthode développée par Caussinus et Mestre [2004]. On dispose de 70 séries séculaires de températures homogénéisées.

Constitution des séries quotidiennes de référence (SQR) : Sélection des séries quotidiennes exploitables sur une longue période, sur la base des les informations issues de l'homogénéisation des séries mensuelles (date et amplitude des ruptures d'homogénéité).

Définition des indices caractérisant les extrêmes (indices définis par le groupe CLIVAR de manière précise pour permettre l'échange et la comparaison des résultats). Les indices sont définis aussi bien par des seuils absolus que par des seuils relatifs. Dans le premier groupe d'indices, citons le nombre de jours de fortes précipitations (rr >= 10 mm). Dans le second groupe, les indices sont définis à partir de centiles ; les seuils sont définis pour chaque série sur la période de référence 1971-2000.

Dubuisson & Moisselin 2006 - A

Europe / Alpes :
Depuis 100 ans, la température globale de la couche d'air près du sol a connu une augmentation moyenne allant jusqu'à 0,8 °C. L'augmentation de la température la plus significative s'est produite dans les 30 dernières années, et a frappé de plein fouet les zones continentales situées aux latitudes élevées de l'hémisphère septentrional. Il ne faut donc pas s'étonner si, à la même période, l'augmentation de la température en Europe a été nettement plus élevée (+ 1,0°C). Dans les Alpes on observe même des augmentations de température de 1,6°C, c'est-à-dire deux fois plus que la tendance globale.
 

Seiler 2006 - P

Monde/France :
Le GIEC a constaté, sur le XXe siècle, une hausse de 0,6°C des températures moyennes journalières de surface pour l'ensemble du globe. Les températures nocturnes ont tendance à évoluer plus fortement que les températures diurnes. En France métropolitaine, sur la même période, l'augmentation de la température moyenne annuelle est plus importante d'environ 50 %, avec un réchauffement moyen de 1 degré (Moisselin et al, 2002).
 

ONERC 2005 - R

France :
Le point de départ de l'analayse des résultats de simulations de scénarios régionaux de changement climatique est la détection d'un signal de changement climatique sur les températures minimales journalières observées en France au cours des dernières décennies, qui se distingue de la variabilité interne du climat [Planton & al 2002, Spagnoli & al 2002].


Bien que le niveau de confiance de la détection d'un signal calculé à partir de cette méthode soit de 90 %, cela n'exclut cependant pas la possibilité d'une ressemblance fortuite entre le modèle et les observations. L'analyse du cycle hydrologique dans les simulations de scénarios de changement climatique et à partir des observations permet cependant d'obtenir une confirmation indirecte de la réalité de cette détection.
Cette détection est fondée sur l'utilisation d'une méthode statistique, dite de l'« empreinte digitale », permettant de mettre en évidence une corrélation entre la tendance observée sur 30 ans de ces températures et le signal de changement climatique calculé dans un ensemble de simulations de scénarios climatiques régionaux utilisant le modèle ARPEGE-Climat, à résolution augmentée sur l'Europe et la Méditerranée.

Divers auteurs dans Planton & al 2005 - A

France :
L’augmentation de température observée en moyenne a été de 1 °C au cours du 20ème siècle, et l’on y observe à la fois moins de gelées et des vagues de chaleur importantes.
 

ONERC 2004 - R

Suisse :
Il y a une claire augmentation des extrêmes des minimums de température pour toutes les saisons à part l’automne. Cette augmentation a été démontrée comme significative pour les parties Ouest et Sud de la Suisse. Pour l’automne, il y a autant de stations avec une augmentation que de stations avec une diminution. Les extrêmes des maximums de température montrent une augmentation pour toutes les stations en hiver, avec une significativité pour la moitié des stations. Des conclusions similaires sont tirées pour le printemps mais avec moins de stations significatives. La plupart des stations enregistrent une tendance positive pour l’été, bien que non significative. A l’inverse, la plupart des stations montrent une tendance négative pour l’automne. Consécutivement, le nombre de jours de gel montre une tendance négative pour l’hiver et le printemps, bien que le nombre de diminutions significatives est plus limité pour le printemps. Pour l’automne, il y a plus de stations avec une tendance positive que de stations avec une tendance négative. L’indice de durée de vague de chaleur ne montre aucune tendance claire. Généralement, la plupart des stations enregistrent une tendance à l’augmentation [pour l’indice de durée de vague de chaleur] pour l’été et l’hiver et une tendance à la diminution pour le printemps et l’automne.

Allemagne :
Les maximums de température ont augmenté de manière significative pour toutes les saisons sauf l’automne, saison pendant laquelle augmentation et diminution se compensent. Les minimums de température enregistrent également une tendance positive au printemps et en été alors qu’augmentation et diminution se compensent pour les deux autres saisons, avec une significativité statistique limitée. Le nombre de jours de gel montre une tendance significative en hiver et au printemps, alors qu’un équilibre entre augmentation et diminution a été noté pour les autres saisons. L’indice de durée des vagues de chaleur a également augmenté pour toutes les saisons, avec l’augmentation la plus significative pour l’hiver.  

Italie du Nord :
Un signal de réchauffement est évident pour toutes les saisons, avec des tendances positives à la fois pour les maximums et les minimums de température. Le nombre de jours de gel a diminué en hier et au printemps, bien que sans significativité. Aucune tendance n’a été obtenue pour l’automne pour cet indice. L’indice de durée de vague de chaleur a également augmenté, avec une augmentation plus marquée en été.

France :
Des investigations plus poussées ont été réalisées pour trois stations, Nice (Alpes Maritimes), Embrun (Queyras) et Perpignan (Roussillon). 20 autres stations françaises ont été analysées pour déterminer si les observations obtenues pour la zone alpine étaient concomitantes avec les autres régions. A Nice, les maximums de température montrent une augmentation pour toutes les saisons, avec une très forte significativité en été. Les minimums de température montrent quant à eux une diminution significative pour toutes les saisons sauf l’automne, saison pendant laquelle la diminution n’était pas significative. A Embrun, à part une augmentation significative des températures maximums en été, seuls les indices hivernaux montrent un signal de réchauffement significatif. Il n’y a aucune tendance pour l’automne. A Perpignan, peu de signes de réchauffement ont été relevés. Les observations pour les 20 autres stations indiquent que les tendances pour les extrêmes des maximums de température sont similaires avec les observation d’Embrun, alors que pour les extrêmes des  minimums de températures, les tendances sont plutôt similaires avec
les observations faites à Nice.
Les maxima et minima de températures ont été collectés à partir d’un nombre de stations représentatives de la zone d’étude. La période couverte par cette étude s’étend de 1958 à 2001 ; pour certaines zones d’étude, la période est cependant étendue jusqu’au début du 20ième siècle, comme c’est le cas pour la Suisse. De plus, les extrêmes de température et de précipitation ont été analysés pour l’Europe dans son ensemble en utilisant les données de 481 stations de mesures pour la période 1958-2000.

Indices de température utilisés dans cette étude (STARDEX Diagnostic Extreme Indices) :
- Percentile 90 Tmax
- Percentile 10 Tmax
- Nombre de jours de gel Tmin< 0°C
- Durée de vague de chaleur

Bárdossy & al 2003 - E: STARDEX

Monde :
Le réchauffement global au cours du 20e siècle et sa nature anthropique sont maintenant un fait avéré (IPCC, 2001). La tendance des températures moyennes annuelles globales à 2 mètres est établie à 0,6 +/- 0,2°C/siècle avec une confiance supérieure à 99%.

France :
L'évolution des températures au cours du 20e siècle en France présente des tendances plus marquées que celles fournies par l'IPCC sur l'ensemble des latitudes tempérées. Les tendances varient de 0,7°C/siècle au nord-est du territoire à plus de 1,1°C/siècle au sud-ouest.

L'examen des tendances en température montre une accentuation de la sécheresse, tandis que les tendances des précipitations sur la majorité du territoire montrent le phénomène inverse. Il est alors naturel de regarder l'évolution d'un indice de sécheresse combinant ces deux paramètres [= le coefficient de Spearman de l'indice de Martonne].

Le signal ne présente pas de cohérence spatiale très marquée. On note cependant une sécheresse plus marquée au sud du territoire (8 séries de la moitié sud présentent une baisse de l'indice) et une majorité d'indice en hausse au nord du territoire. La faible densité de postes limite cependant les interprétations possibles.
Homogénéisation des longues séries de données climatiques par identification des ruptures d'homogénéité dans les séries et correction de ces ruptures. On dispose maintenant d'une couverture du territoire acceptable en séries thermométriques centenaires : 70 séries de températures minimales (resp. maximales) sur 52 départements et pour lesquelles 382 (resp. 369) ruptures ont été détectées et corrigées. L'AMD se situe aux environs de 2,0°C.

Calcul de l'indice de Martonne pour les postes qui disposent à la fois de longues séries en précipitations et températures, au nombre de 17 (répartis sur 15 départements). Plus l'indice est élevé, plus le climat est humide. Sa significativité est testée avec le coefficient de Spearman.

Moisselin & Schneider 2002 - A

Europe :
Au cours du XXe siècle, les températures de surface de l’air ont augmenté dans la majeure partie de l'Europe, avec une augmentation moyenne des températures annuelles de 0,8°C à l'échelle du continent. Ce réchauffement moyen annuel est surtout imputable à l'augmentation des températures nocturnes, qui a été plus marquée que l’augmentation des températures diurnes.
 

IPCC 2001 - R: WG2


Modélisations

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
France métropolitaine :
Tendances sur l'évolution des températures (les valeurs entre crochets désignent les valeurs extrêmes des 25e et 75e centiles de l'ensemble multi-modèle) :

A l'horizon 2021-2050 :
• Une hausse des températures moyennes, comprise entre 0,6 °C et 1,3 °C [0,3 °C/ 2 °C], toutes saisons confondues, par rapport à la moyenne de référence calculée sur la période 1976-2005, selon les scénarios et les modèles. Cette hausse devrait être plus importante dans le Sud-Est de la France en été, avec des écarts à la référence pouvant atteindre 1,5 °C à 2 °C.
• Une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été, comprise entre 0 et 5 jours sur l'ensemble du territoire, voire de 5 à 10 jours dans des régions du quart Sud-Est.
• Une diminution des jours anormalement froids en hiver sur l'ensemble de la France métropolitaine, entre 1 et 4 jours en moyenne, et jusqu'à 6 jours au Nord- Est du pays.

A l'horizon 2071-2100 :
• Une forte hausse des températures moyennes. Pour le scénario RCP2.6, elle est de 0,9 °C [0,4 °C/1,4 °C] en hiver, et de 1,3 °C [0,6 °C/2 °C] en été. Pour le scénario RCP8.5, elle est comprise entre 3,4 °C et 3,6 °C [1,9 °C/3,4 °C] en hiver, et entre 2,6 °C et 5,3 °C [3,2 °C/5,1 °C] en été. Cette hausse devrait être particulièrement marquée en allant vers le Sud-Est du pays, et pourrait largement dépasser les 5 °C en été par rapport à la moyenne de référence.
• Cette hausse des températures est associée à une forte augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été, qui pourrait dépasser les 20 jours pour le scénario RCP8.5.
• La diminution des extrêmes froids se poursuit en fin de siècle. Elle est comprise entre 6 et 10 jours de moins que la référence dans le Nord-Est de la France. Cette diminution devrait être plus limitée sur l' extrême Sud du pays.

Ce rapport s'appuie sur deux modèles régionaux respectivement mis en oeuvre par les laboratoires français du CNRM et de l'lPSL (en collaboration avec I'INERIS) : Aladin-Climat et WRF. Les scénarios climatiques de référence ne sont plus fondés sur les scénarios d'émissions de gaz à effet de serre (dits SRES) comme dans les précédents rapports, mais s'appuient sur trois des quatre nouveaux scénarios RCP (Representative Concentration Pathway) considérés dans le 5e rapport d'évaluation rapport du GIEC (2013-2014). La régionalisation des simulations climatiques globales de départ a été effectuée de façon à passer de manière continue de la résolution la plus basse utilisée pour les simulations globales des rapports du GIEC (résolution de l'ordre de 200 km) à la résolution de 12 km des deux simulations. De manière à prendre en considération les incertitudes inhérentes à la modélisation climatique, les résultats des deux modèles particuliers sont situés dans un ensemble de résultats de simulations produites au niveau international et européen. L'ensemble des résultats est accessible sur le portail DRIAS dans la rubrique « nouveaux scénarios (RCP) ». Les principales variables climatiques disponibles portent sur les températures et précipitations moyennes, les indices de vague de froid, de chaleur, de sécheresse et de précipitations extrêmes. Il s'agit dans cette étude de fournir une estimation des tendances d'évolution du climat pour le siècle à venir. Ces résultats ne doivent pas être interprétés comme des prévisions climatiques exactes pour des points géographiques précis. Cette étude permet néanmoins de mettre en évidence des tendances sur l'évolution des températures et précipitations en France par rapport à une période moyenne de référence 1976-2005.

Ouzeau & al. 2014 - R

Monde :
À la fin du XXIe siècle, l’augmentation de la température à la surface du globe sera probablement supérieure à 1,5 °C par rapport à l’époque allant de 1850 à 1900, pour tous les RCP sauf le RCP2,6. Il est probable qu’elle dépassera 2 °C selon les RCP6,0 et RCP8,5, et il est plus probable qu’improbable qu’elle dépassera 2 °C selon le RCP4,5. Dans tous les RCP envisagés à l’exception du RCP2,6, le réchauffement se poursuivra après 2100. Il continuera à présenter une variabilité interannuelle à décennale et ne sera pas uniforme d’une région à l’autre.

Le changement de la température moyenne à la surface du globe pour la période 2016–2035 relativement à 1986- 2005 sera probablement compris entre 0,3 °C et 0,7 °C (degré de confiance moyen). Cette conclusion s’appuie sur de nombreux éléments et prend pour hypothèse qu’aucune éruption volcanique intense ou changement séculaire de rayonnement solaire n’aura lieu. Il est attendu que les augmentations des températures moyennes saisonnières et annuelles rapportées à la variabilité naturelle interne soient plus importantes dans les régions tropicales et subtropicales que dans les moyennes latitudes (degré de confiance élevé).
L’augmentation des températures moyennes à la surface du globe pour la période 2081–2100, relativement à 1986-2005, sera probablement dans les plages calculées à partir des simulations CMIP5 issues de modèles forcés par des concentrations, c.-à-d. 0,3 °C à 1,7 °C (RCP2,6), 1,1 °C à 2,6 °C (RCP4,5), 1,4 °C à 3,1 °C (RCP6,0) et 2,6 °C à 4,8 °C (RCP8,5). L’Arctique se réchauffera plus rapidement que l’ensemble du globe et le réchauffement moyen sera plus important à la surface des continents qu’à la surface des océans (degré de confiance très élevé).
En prenant comme référence la période 1850-1900, selon les projections, l’augmentation de température vers la fin du XXIe siècle dépassera probablement 1,5 °C pour les RCP4,5, RCP6,0 et RCP8,5 (degré de confiance élevé). Un réchauffement au-delà de 2 °C est probable pour RCP6,0 et RCP8,5 (degré de confiance élevé), plus probable qu’improbable pour RCP4,5 (degré de confiance élevé), mais improbable pour RCP2,6 (degré de confiance moyen). Il est improbable que le réchauffement dépasse 4 °C pour les RCP2,6, RCP4,5 et RCP6,0 (degré de confiance élevé) et il est à peu près aussi probable qu’improbable qu’il dépasse 4 °C pour le RCP8,5 (degré de confiance moyen).
Il est quasiment certain que, dans la plupart des régions continentales, les extrêmes chauds seront plus nombreux et les extrêmes froids moins nombreux aux échelles quotidienne et saisonnière, à mesure que la température moyenne du globe augmentera. Il est très probable que les vagues de chaleur seront plus fréquentes et dureront plus longtemps. (Pour le début du XXIe siècle, les projections à court terme des modèles suggèrent une augmentation de la durée, de l’intensité et de l’étendue spatiale des vagues de chaleur et des périodes de chaleur) Toutefois, des extrêmes froids pourront continuer de se produire occasionnellement en hiver.
Résumé à l'intention des décideurs (RID). Dans cette contribution au cinquième Rapport d’évaluation du GIEC (RE5), le Groupe de travail I (GTI) examine de nouveaux éléments concernant le changement climatique sur la base de nombreuses analyses scientifiques indépendantes d’observations du système climatique, d’archives paléoclimatiques, d’études théoriques des processus climatiques et de simulations à l’aide de modèles climatiques. Il s’appuie sur sa contribution au quatrième Rapport d’évaluation du GIEC (RE4) et incorpore de nouveaux résultats de recherche obtenus depuis.
Les projections des changements au sein du système climatique sont réalisées à l’aide d’une hiérarchie de modèles climatiques qui comprend des modèles climatiques simples, des modèles de complexité intermédiaire, des modèles climatiques détaillés et des modèles de système Terre. Ces modèles simulent les changements à partir d’un ensemble de scénarios de forçages anthropiques. Un nouvel ensemble de scénarios, les profils représentatifs d’évolution de concentration (RCP), a été utilisé pour les nouvelles simulations de modèles climatiques réalisées dans le cadre de la cinquième phase du Projet de comparaison de modèles couplés (CMIP5) du Programme mondial de recherche sur le climat. Dans tous les RCP, les concentrations atmosphériques du CO2 sont plus élevées en 2100 qu’actuellement, en raison d’une poursuite de l’augmentation du cumul des émissions de CO2 dans l’atmosphère au cours du XXIe siècle . Dans le présent Résumé à l’intention des décideurs, les projections sont données pour la fin du XXIe siècle (2081-2100), relativement à 1986-2005, sauf mention contraire. Pour placer ces projections dans un contexte historique, il est nécessaire de considérer les changements entre différentes périodes.

IPCC 2013 - R: WG1 SPM

Europe :
Un ensemble de modèles climatiques régionaux (RCM) a été appliqué pour simuler les conditions en Europe au cours des 30 dernières années du 21e siècle au cours du projet européen PRUDENCE.

Un aperçu des changements possibles de quatre modes combinés de chaleur et d'humidité (froid / humide, froid / humide, chaud / sec et au chaud / humide) a été menée pour la dernière partie du 21e siècle, fondée sur le climat régional Les projections des modèles pour une « serre » climatique. Dans un « climat à effet de serre », les modes « frais » sont presque totalement absents en 2100 alors que les modes chaud/sec et au chaud/humide poursuivent la progression déjà observée au 20e siècle.
Dans la présente étude, le modèle HIRHAM de l'Institut météorologique danois a été utilisé en raison de son habileté à reproduire le climat contemporain (Beniston et al., 2007). Le modèle a été appliqué à l'Europe avec une résolution de 50 km pour le climat de référence (1961-1990) et pour un « climat à effet de serre » (2071-2100), en utilisant le scénario SRES A2 du GIEC qui conduit à des niveaux de CO2 d'environ 800 ppmv en 2100. Le dépassement des fonctions de densité de probabilité conjointes de température et de précipitations moyennes est obtenu en comptant la fréquence de dépassement, pour chaque mois, saison ou année, en dessous ou au-dessus des quatre combinaisons de quantiles de chaleur et d'humidité définies dans l’étude.

Beniston 2009b - A

Europe / Alpes :
Des modélisations effectuées dans le programme PRUDENCE, avec le modèle régional HIRHAM montrent une augmentation des extrêmes estivaux (périodes caniculaires) jusqu’à + 12°C, notamment sur la Péninsule Ibérique et le sud-ouest de la France. Le modèle prévoit une intensité moindre sur les Alpes, pouvant cependant atteindre 10°C de plus par endroits, ce qui a déjà été mesuré pendant la canicule estivale de 2003.
 

Beniston 2007 - C1

Monde :
Le réchauffement moyen global de surface qui suivrait un doublement des concentrations en dioxyde de carbone est certainement dans une fourchette de 2 à 4,5°C, avec une meilleure estimation de 3°C, et il est très improbable qu’il se situe en dessous des 1,5°C. Les valeurs supérieures à 4,5°C ne peuvent pas être exclues mais la comparaison des modèles avec les observations n’est pas très bonne pour ces valeurs.

Pour les deux prochaines décennies, un réchauffement d’à peu près 2°C par décennie est projeté pour une gamme de scénario d’émissions SRES. La fourchette des scénarios est entre 1,1 et 6,4 °C (pour 2090-2099 comparé à 1980-1999) et la meilleure estimation est entre 1,8 et 4,0°C.
 

IPCC 2007 - R: SPM

France :
Selon un scénario du GIEC de type A2 appliqué au modèle ARPEGE, le réchauffement entre la fin du XXe siècle et la fin du XXIe siècle serait compris entre 3 °C et 3,5 °C, avec des impacts significatifs sur les évènements extrêmes : en particulier un été sur deux de la fin de siècle serait au moins aussi chaud que l'été 2003.
 

Dubuisson & Moisselin 2006 - A

France :
Dans le projet CARBOFOR, le scénario B2 du GIEC conduit à une augmentation générale des températures au cours du XXIe siècle, en particulier estivales et dans le Sud de la France jusque + 4 °C.
 

Legay & Mortier 2006 - A

France :
Le réchauffement attendu d'ici à la fin de ce siècle est beaucoup plus important que le réchauffement déjà observé au cours du précédent. Une estimation faite à partir d'un des scénarios du GIEC (le scénario A2) et des simulations de 10 modèles climatiques régionaux européens donnent par exemple une fourchette de réchauffement de 4°C à 7°C pour les températures de fin de nuit, en été, alors que celles-ci ne se sont réchauffées que d'un peu plus de 1°C en moyenne. En hiver, le réchauffement serait en moyenne de 2°C à 4°C à la fin du siècle. Les modèles climatiques développés en France montrent que l'épisode caniculaire qui a été observé en France durant l'été 2003 – et qui n'avait pratiquement aucune chance de se produire dans le cadre des conditions climatiques du XIXe siècle – correspondra à des étés « normaux » à la fin du XXIe siècle.
 

ONERC 2006 - R

France :
Les modèles climatiques projettent en moyenne, pour le scénario A2, une augmentation d'environ + 3°C de la température globale moyenne annuelle à la surface de la planète à échéance 2100. D'après Météo-France, sur la France métropolitaine, l'augmentation de la température moyenne serait pour ce scénario A2 de 2 à 4°C en hiver et de 4 à 7°C en été : le réchauffement estival serait ainsi nettement plus marqué que le réchauffement hivernal.

La canicule observée en 2003 n'avait pratiquement aucune chance de se produire dans le cadre des conditions climatiques du XIXe siècle, alors qu'elle correspondra à des étés normaux à la fin de notre XXIe siècle. Pour l'avenir, les simulations prévoient en France une aggravation générale des événements extrêmes de grande échelle et de longue durée.
 

ONERC 2005 - R

France :
Le modèle climatique couplé de l’Institut Pierre-Simon Laplace projette, pour le scénario A2, une augmentation d’environ +3°C de la température globale moyenne annuelle à la surface de la planète à échéance 2100. Sur la France métropolitaine, l’augmentation, toujours de cette température moyenne annuelle, serait plus importante, de l’ordre de 4 à 5 °C. La canicule observée en 2003 n’avait pratiquement aucune chance de se produire dans le cadre des conditions climatiques de la fin du XIXème siècle, alors qu'elle correspondra à des étés normaux à la fin du siècle actuel.
 

ONERC 2004 - R

Europe :
La distribution spatiale de l'augmentation relative de la variabilité montre un signal prononcé en Europe centrale et orientale, qui n'est pas directement lié au changement simulé des températures moyennes. Une analyse plus détaillée suggère que les étés chauds de SCEN montrent des signes de sécheresse, avec une progression du climat semi-aride méditerranéen vers l'Europe centrale. Dans SCEN, l'Europe centrale est plus souvent (mais pas toujours) affectée par la sécheresse estivale que dans CTRL [intégration de contrôle couvrant la période 1961-1970], et cela implique une augmentation de la variabilité. Les conditions de sécheresse se développent en réponse au forçage anticyclonique de grande échelle, et elles amplifient de manière non linéaire les anomalies de température. Pendant les canicules, le rayonnement solaire et infrarouge sont entièrement compensés par le réchauffement local, tandis que l'évapotranspiration est supprimée, conduisant à un déficit d'humidité des sols. Ces processus peuvent être amplifiés par une rétroaction positive entre l'humidité du sol et les précipitations.

Tous les scénarios issus des RCM et des GCM montrent une augmentation substantielle des niveaux de variabilités au-dessus de larges parties de l’Europe. L’augmentation simulée de la variabilité implique également une augmentation des extrêmes relatifs aux conditions climatiques moyennes. [Pour illustration, une augmentation de 50% de l'écart type des séries de températures de JJA sur le long terme (écart type = 0,94°C) porterait la probabilité d'un événement type 2003 (T’ = 3,85°C par rapport à 1990–2002) d'un facteur ~150. Pour un événement avec T’ = 5°C, elle augmenterait d'un facteur ~5100]. Cette sensibilité exceptionnelle des extrêmes à l'amplitude de la distribution statistique a mené à l’affirmation que « la variabilité est plus importante que les moyennes ». Une augmentation récente de la variabilité est donc une hypothèse plausible pour expliquer les conditions extrêmes de JJA 2003.

Piémont Nord des Alpes Suisses :
Voir 'Températures dans l'Arc alpin'.
Un modèle climatique régional (RCM), prenant en compte un scénario d'émission de gaz à effet de serre représentatif des conditions pour la période 2071-2100 (SCEN) a été utilisé. L'intégration du scénario est comparée à une intégration de contrôle couvrant la période 1961-90 (CTRL). Aux marges latérales, le RCM fonctionne à l'aide d'une chaîne de modèles constituée de deux modèles de circulation générale.

Le scénario de changement climatique est basé sur le scénario A2 du GIEC. Les calculs du scénario impliquent 3 modèles numériques :
• le modèle global couplé atmosphère-océan HadCM3, à basse résolution (GCM) ;
• le modèle atmosphérique HadAM3H, à résolution intermédiaire (GCM) ;
• le modèle CHRM à haute résolution et couvrant une superficie limitée, avec une résolution horizontale de 56 km et 20 niveaux verticaux (RCM).

Les anomalies estivales de températures et précipitations sont confrontées les unes aux autres, à la fois pour les observations et pour les simulations. Les deux panels comprennent un point de données représentant les conditions observées pour l'été 2003 et les résultats appliqués au Nord de la Suisse. Les données observées sont basées sur les moyennes des observations de températures et précipitations conventionnelles (pluviomètres) aux stations de Bâle-Benningen, Genève, Berne-Liebefeld et Zurich, alors que les données simulées correspondent à un seul point du quadrillage, correspondant approximativement aux sites de mesures des longues séries.

Schär & al. 2004 - A

Bassin versant du Rhône :
Avec un scénario « doublement de CO2 » et selon différents modèles, les anomalies obtenues sont assez voisines : le réchauffement est en général fort en décembre (2°C environ) et modéré de janvier à avril (de 1 à 2°C).
 

Etchevers & Martin 2002 - P

Monde :
La température globale moyenne de surface devrait augmenter de 1,4 à 5,8°C sur la période 1990-2100. La vitesse du réchauffement prévu est plus grande que celle des changements observés au cours du 20e siècle et elle est très certainement (very likely) sans précédent depuis au moins 10 000 ans, d'après les données paléoclimatiques.

D'une manière générale, la direction (et dans une moindre mesure) l'amplitude des changements projetés dans les modèles climatiques pour les températures de surface sont moins incertaines que celles des changements dans les précipitations.
Ces résultats représentent la fourchette de 35 scénarios d'émission (SRES), basés sur de nombreux modèles climatiques.

IPCC 2001 - R: WG2

France :
Les modèles développés pour le programme ECLAT-2 prévoient un réchauffement de tous les mois, mais les augmentations de températures sont plus marquées pour la période de juin à septembre, et s’échelonnaient de 2,5 à 7,5°C, selon les différents modèles testés. Le programme GICC-Rhône, qui prend en compte le modèle ARPEGE-CLIMAT, prévoit des augmentations annuelles de 2,5°C et une augmentation de 4°C en juillet pour un scénario 2*CO2.
 

Noilhan et al. 2000 in Bravard 2006 - P


Hypothèses

 
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Monde :
Il est très probable que les extrêmes chauds, les vagues de chaleurs et les précipitations intenses deviendront plus fréquent à l’avenir.
 

IPCC 2007 - R: SPM

Monde :
Les aérosols peuvent potentiellement refroidir la surface de la planète par le biais d’une augmentation de la couverture nuageuse et de sa dispersion, ainsi que par la re-radiation d’énergie solaire vers l’espace. La représentation des nuages dans les GCMs affiche toujours de fortes incertitudes, et l’interaction conjointe des nuages et des aérosols représentent actuellement un des plus gros « challenge » à surmonter pour les modélisateurs. Virtuellement, tous les modèles climatiques incluent des représentations des effets directs des aérosols (la réflexion des particules), mais aucun n’inclut complètement les effets indirects (par exemple, l’effet des aérosols sur la distribution des nuages, etc.). Une étude préliminaire suggère que les impacts indirects des aérosols sont importants mais que, même en considérant l’incertitude dans l’estimation de ces impacts, ce mécanisme ne serait pas assez puissant pour contrer le réchauffement du à l’effet de serre.
 

Barnett & al. 2005 - A

Monde/France :
Le GIEC (IPCC, 2001b) juge « très probable » (probabilité située entre 90 et 99 %) dans l'avenir l'« augmentation des températures maximales, du nombre de jours chauds et de vagues de chaleur pour la quasi-totalité des zones terrestres ».

D'après André et al. (2000) : « Il n'est pas démontré que les événements météorologiques récents (tempêtes de 1999) soient le signe d'un changement climatique, mais quand le changement climatique sera pleinement perceptible, il est très vraisemblable qu'il puisse s'accompagner d'une augmentation des événements extrêmes. ».
 

ONERC 2005 - R

France :
Les scientifiques s’accordent également à dire que certaines manifestations climatiques extrêmes comme les vagues de chaleur, ou même les périodes de sécheresse seront plus fréquentes.
 

ONERC 2004 - R

Europe :
Le climat estival européen pourrait connaître une augmentation prononcée de la variabilité interannuelle en réponse au forçage radiatif. Une telle augmentation de la variabilité pourrait expliquer l’été exceptionnel de 2003, et affecterait fortement l’incidence des vagues de chaleur et des sècheresses. Une telle hypothèse pourrait aussi être compatible avec l’occurrence d’étés européens complètement différents, tels que ceux de 2002 et 2003 ; mais à l’heure actuelle, les données sont largement insuffisantes pour tirer de réelles conclusions.
 

Schär & al. 2004 - A

Monde :
Les températures moyennes annuelles devraient augmenter en conséquence du réchauffement global (cf. par exemple Deque et al., 1998; Hulme et al., 1999) et la distribution et la durée de l’enneigement devraient changer. Cependant, même dans un monde qui se réchauffe, des tendances régionales au refroidissement surviennent, et des réductions de la couverture neigeuse et de l’extension glaciaire peut aussi provoquer des refroidissements hivernaux plus importants dans certaines régions (Wegmann et al., 1998).
 

Harris et al. 2001 - A

Monde :
Le changement climatique global va vraisemblablement induire un changement de la variabilité climatique et des événements extrêmes. Une augmentation des vagues de chaleur et des sècheresses continentales estivales est envisagée à l’échelle du globe. A l’inverse, les vagues de froids devraient diminuer.
 

IPCC 2001 - R: WG2

 

Légende des références biblio :
- A : Article (revue à comité de lecture)
- C : Commentaire
- E : Etude scientifique (non publiée)
- P : Proceedings
- R : Rapport
- Re : Retour d'expérience
- T : Thèse
- W : Site Internet

 


Europe

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